Après avoir lu "Paul à la maison", je découvre Paul plus jeune, alors qu'il fait une formation en graphisme et qu'il part en appartement avec sa blonde Lucie.
Une fois encore, nous avons une BD qui englobe beaucoup de sujets sociétaires. J'aime la manière dont Paul s'arrête parfois pour monologuer avec sa conscience. Cela lui confère un côté introspectif adorable et cela fait de lui un personnage dont on se sens proche, puisqu'il nous communique le fond de sa pensée. Dans cette histoire, Paul est confronté à toute sorte de situations. Lorsqu'il a la garde de deux petites filles, on sens que son côté paternel est en éveil. Lorsqu'il reçoit des avances de son professeur homosexuel, il s'interroge sur sa sexualité et son rapport entre celle-ci et celle des autres. Lorsque sa tante décède, il est confronté à un premier gros deuil et ce que cette personne laisse en héritage.
C'est une belle Bd, très humaine, très québecoise et toujours cocasse ( surtout avec cette perruche, Coco, qui ressemble à une échalote pliée en deux, et qui se retrouve souvent tête première là où il ne faut pas!)