Persona 3 est un memento mori. Après avoir fini le jeu, on n'a pas envie d'accepter le dénouement. Alors, faute de corriger l'histoire, on la reprend. Sous forme de films, ou ici sous forme de manga.
Cela n'apporte pas grand chose. Mais cela retarde le moment de sortir de cet univers si particulier.
Le manga est apparemment paru un peu à la diable, avec de périodes de pause. Le graphisme des personnages est bon (juste une légère réserve sur Junpei, qui fait un peu lycéen américain).
Lire ce manga ne vous apprendra pas grand-chose sur les personnages, sauf si vous n'avez pas fait Persona 3 Portable. A noter le plan audacieux, a-chronologique : les tomes se centrent chacun sur un personnage, avec des allers-retours dans le temps. Autant dire que la lecture sera sans doute frustrante pour quelqu'un qui découvrirait l'univers.
Il n'y a rien de nouveau, et certains éléments sont laissés de côté, comme les nombreux social links extérieurs à l'école.
C'est plus un complément pour ceux qui ont aimé le jeu et n'ont pas envie de refermer tout de suite l'univers.
Au final l'auteur a traité le sujet en onze tomes. Quel dommage, tout n'avait pas été montré, et avec douze tomes on aurait eu une parfaite résonnance avec les arcanes du tarot.
Le graphisme s'améliore un peu. Les personnages sont bien dessinés (bon, c'est souvent un décalque de la série). En revanche il y a peu de scènes de combat, et tant mieux car elles ne sont pas très lisibles en noir et blanc (trop d'effets de trames).