Petits bonheurs est la BD d'un artiste lot-et-garonnais qui essaie de reconstituer la vie au temps de l'Occupation à Penne d'Agenais. Un petit texte au début parle de l'épisode de la révolte de la prison d'Eysses, et l'on s'attend à ce que ce sujet apparaisse dans la bande dessinée, or il n'en sera rien. On suit un jeune adolescent, au demeurant assez peu intéressant, Rémi, qui sèche les cours de l'instituteur, M. Matthieu pour cueillir des cerises avec son ami Eric, qui n'aime pas l'école. Il va voir son pépé, qui est muet, et se fait houspiller par le voisin dont il pique les cerises, tout en courtisant Mathilde. Sans surprise, l y a un méchant colonel allemand qui pourchasse de gentils communistes dont on dit du mal. Il y a aussi un indicateur de la Gestapo, dont les motivations sont nébuleuses en-dehors du fait que c'est un raté.
Et au gré de leurs promenades, Rémi et Mathilde tombent sur une cache d'armes. Mathilde se fait embêter par un chien, donc Rémi tire dessus, mais la blesse. Fin du premier tome.
La palette des couleurs pastels est bien utilisée, en revanche le graphisme choupinou reste assez maladroit, et même les décors, dont on pourrait attendre qu'ils soient magnifiés, restent assez génériques. Bref, on s'ennuie.