Tandis que Frédéric Genêt ne cessait d'améliorer son trait au fil des albums pour parvenir à un rendu tout à fait satisfaisant (il signe encore de fort belles couvertures), voilà que ce tome 10 voit arriver une nouvelle main au crayon : Cristina Mormille. Si le dessin est globalement satisfaisant, quelques lacunes subsistent néanmoins et le tout ne se situe pas au niveau de l'opus précédent. Le changement de style est également flagrant, ce qui me semble dommageable pour le récit. La mise en couleurs, plus vive que par le passé, renforce ce changement.
Il faut dire que le scénario est parti dans une toute autre direction. A la fin du tome 9, le grand méchant et son éminence grise ont été vaincus. Takeo et son frère ont été remerciés par l'empereur, même si la gratitude de ce dernier n'a pas eu l'effet qu'ils escomptaient.
Takeo ne ressemble plus guère à ce qu'il été, il semble plus passif en début de tome. Les choses évoluent positivement même si le lecteur ne décèle plus guère d'enjeu de taille pour donner du sens à ses pérégrinations. Ce n'est pas l’apparition d'un mystérieux homme en noir qui change la donne.