mais qui reste intéressant grâce à son approche de la guerre et la qualité de son dessin.
C’était mon premier comics chez Delirium, mais aussi ma première incursion dans l’univers 2000 AD. J’ai choisi ce titre avant tout pour Garth Ennis, dont j’apprécie les récits de guerre habituellement plus sérieux et moins irrévérencieux que ses œuvres les plus connues.
Ici, on suit Rogue Trooper, un soldat futuriste propulsé en pleine Première Guerre mondiale. Si l’idée est originale, je dois avouer que je n’ai pas réussi à accrocher, notamment à ce concept d’équipements incarnés par d’anciens compagnons dont la conscience numérique bavarde en permanence avec lui.
Reste toutefois un vrai récit de guerre, avec un regard intéressant sur la violence sans fin et la soif des hommes à se battre encore et toujours. Le mélange SF/guerre était pour moi trop « WTF » pour que j’entre pleinement dans l’histoire, mais l’approche d’Ennis conserve sa force.
Mention spéciale au dessin en noir et blanc de Patrick Goddard : certaines planches sont vraiment superbes et apportent une intensité visuelle qui colle parfaitement au propos.