Après des années de problèmes de droits concernant cette licence ( le personnage n’a pas été crée par Marvel mais par le fabricant de jouets Parker Brothers/Hasbro ), Marvel a trouvé un accord afin de publier à nouveau les aventures de Rom, le chevalier de l’espace. Dans ce premier Omnibus qui lui est consacré, Bill Mantlo, raconte l’arrivée sur terre de Rom, venu traquer ses ennemis les spectres noirs, extra-terrestres capables de prendre l’apparence de leurs choix, et donc de s’infiltrer dans tout les sphères de la société, du chauffeur de taxi au directeur général de la CIA.
C’est un scénario très science-fiction des années 60, qui joue sur la paranoïa, et les embrouilles qui en découle. Cet aspect est bien développé, appuyé par le fait que les humains, les vrais, perçoivent Rom comme une menace, au vu de son aspect de robot géant menaçant. C’est bien simple on dirait un Gobot ( et c’est pas un compliment ). Il en développe d’ailleurs, du ressentiment et un sentiment de solitude, qui traverse toutes les pages de cette bande-dessinée, c’est le vrai point fort du récit, qui est au final assez triste.
Le bémol, c’est que c’est très daté, beaucoup d’épisodes semblent être de trop, du remplissage, et la narration est sur-explicative, tout est expliqué, réexpliqué, surligné, et encore détaillé. Ce ton, très présent dans les comics Marvel de l’époque rend l’entreprise compliquée. A lire pour le côté nostalgique et en plusieurs fois.