Quelle claque visuelle ! Les planches de Jason Fabok sont sublimes et l’édition Urban en grand format permet vraiment d’en profiter pleinement.
Côté scénario, Geoff Johns nous plonge dans un monde post-apocalyptique efficace : la Terre n’est plus habitable et une planète terraformée, où vivaient des milliers de personnes, est “tombée en panne”. Les riches ont fui, laissant derrière eux les ouvriers. On y suit “Corbeau”, un berger équipé d’un casque qui lui permet de communiquer avec… les corbeaux. C’est l’une des excellentes idées de ce récit, où chaque personnage peut interagir avec une espèce animale (sangliers, loups, etc.).
On retrouve les codes du post-apo, certes classiques, mais enrichis de trouvailles originales : les casques, les animaux démesurés, la réflexion sur la place de l’homme face à la nature. L’évolution de Corbeau et sa relation avec ses corbeaux apportent une belle profondeur au récit.
Un premier tome réussi, qui introduit brillamment l’univers et les personnages. Tout n’est pas encore révélé et on a vraiment hâte de découvrir la suite.