Ruptures, deuxième tome de la série Orbital, débute alors que les deux néo-diplomates dont nous suivons les aventures sont dans une fâcheuse posture suite à l’inévitable cliffhanger de la fin du tome un, Cicatrices. Non seulement les négociations qu’ils mènent tournent en rond mais, par-dessus le marché, des centaines d’affreuses bestioles, sortes de croisements entre des méduses et des insectes géants, foncent sur eux à grande vitesse. L’idée générale est donc de savoir comment Caleb Swany et son/sa collègue Mézoké Izzua vont négocier le départ des colons terriens installés illégalement sur Senestam et s’ils vont s’en sortir vivant.

Comme on pouvait s’y attendre, la situation n’est pas toute simple. Chaque partie en présence comprend ses modérés et ses hargneux. De plus, la situation sur ce petit satellite semble avoir attiré l'attention de quelques rapaces tentés d'en tirer profit. Certains personnages s’avèrent également plus complexes que ce que le premier tome pouvait laisser percevoir (ce n’est paradoxalement, et malheureusement, pas vraiment le cas des deux personnages principaux). On peut par ailleurs noter quelques bonnes idées comme, par exemple, celle de faire se dérouler toute l’histoire dans un environnement pluvieux et… néerlandophone. Limite, ce serait à se demander si la négociation ne porte pas en fait sur la scission de BHV.

Pour une première mission, nos deux héros héritent donc de la totale. Un temps de chien, de subtiles manœuvres politiques en coulisses, de la haine bien ancrée dans la peur et le repli, des monstres menaçants… C’est rondement mené. Quelques passages sur la planète voisine donnent en plus l’occasion d’oublier la pluie et surtout d’admirer de biens jolis paysages. Je regrette par contre le manque de clarté de certains passages, particulièrement les plus agités. Pour conclure, si ce premier cycle n’est pas un chef d’œuvre, il n’en reste pas moins une bonne entame pour une série de science-fiction intelligente et prometteuse mais qui pourrait encore monter en puissance.
Nonivuniconnu
7
Écrit par

Créée

le 29 août 2012

Modifiée

le 29 août 2012

Critique lue 199 fois

Nonivuniconnu

Écrit par

Critique lue 199 fois

D'autres avis sur Ruptures - Orbital, tome 2

Ruptures - Orbital, tome 2

Ruptures - Orbital, tome 2

7

Rockin

12 critiques

Orbital, tome 2

Ce tome 2 permet donc au premier arc de la série d'aboutir. Pas de grosses surprises, on est dans la continuité du tome 1 dont je parlais ici même :...

le 25 oct. 2015

Ruptures - Orbital, tome 2

Ruptures - Orbital, tome 2

9

Docteur_Parangon

84 critiques

Action et Diplomatie

Ce deuxième tome commence là où nous avons laissé nos héros, en pleine action, sur la lune minière Senestam. Le dessin et la couleur sont toujours très bons et constants. Ce tome est plus épais que...

le 13 juin 2015

Ruptures - Orbital, tome 2

Ruptures - Orbital, tome 2

7

_Kitu_

327 critiques

Sobriété

Ce deuxième tome conclut l'aventure du premier corrrectement et ne fait pas de lien avec le tome suivant. On en découvre plus sur le vaisseau et sur la planète occupée. Pas de folie néanmoins pour...

le 14 juin 2014

Du même critique

Le Papillon des étoiles

Le Papillon des étoiles

2

Nonivuniconnu

140 critiques

Capri, c'est fini...

Je garde un souvenir amer de la lecture de ce roman, de ce jour funeste où j'ai réalisé que voilà, c'était fini, j'avais grandi. Cela signifiait qu'il me faudrait désormais plus que des ficelles...

le 28 août 2011

Pacific Rim

Pacific Rim

7

Nonivuniconnu

140 critiques

Dans ta tronche.

Pacific Rim, c’est avant tout des GROS MONSTRES contre des ROBOTS GEANTS. Les robots géants, c’est les gentils. Les gros monstres, c’est les méchants. Voilà pour le contexte. Les gros monstres...

le 28 juil. 2013

Spirou à Moscou - Spirou et Fantasio, tome 42

Spirou à Moscou - Spirou et Fantasio, tome 42

9

Nonivuniconnu

140 critiques

Gentils soviets

Le fond de l'histoire de cet album n'est pas bien compliqué : alors qu'ils s'apprêtent à partir en vacances, Spirou et Fantasio se font enlever par les services secrets français en vue d'être...

le 24 juil. 2011