Le pitch :
Dans un univers où plusieurs planètes ont été découvertes, deux espèces se livrent (on sait pas pourquoi) une guerre sans merci. D'un côté les cornus, qui utilisent des épées magiques de l'autre les z'ailés avec leurs fusils et leur empereur à tête de télé qui a un canon dans le bras. Or un prisonnier aux cornes de bélier est tombé amoureux de sa geolière à ailes de scarabée. Celle-ci, plutôt pas indifférente, part avec lui. Ils font un bébé. Mais comme c'est pas bien vu (d'un côté comme de l'autre) de faire ami-ami (et plus si affinités) avec l'ennemi, ils se retrouvent pourchassés par tous les camps, qui ne désirent qu'une chose : leur mort - et pouvoir étudier un petit peu le bébé abominable qui a résulté de cette union contre-nature.
C'est comme ça que non seulement leur tête est mise à prix auprès de chasseurs de prime caractériels, mais que l'empereur à tête de télé, qui pensait pourtant bien pouvoir se reposer entre deux missions, se retrouve collé à leur poursuite.
Commence alors pour les amoureux une fuite éperdue vers la liberté, fuite guidée par l'espoir – et la nécessité.
Les points positifs :
Les personnages sont quand même sympathiques : graphiques juste ce qu'il faut, avec les petits excès et défauts qu'on attend d'un bon héros que son scénariste s'amuse à balancer dans la mouise jusqu'au cou à chaque coin de page. Ya de la réplique cinglante, du monologue décalé, des situations catastrophiques dont on se demande comment les héros vont se sortir... sans oublier ce qu'il faut d'exotisme pour faire passer le tout.
Ça ne manque pas d'autodérision, et l'histoire a un réel rythme.
Les points négatifs :
Il faut bien avouer que parfois le scénariste a par moments eu de légers coups de moins bien : quelques passages de l'ouvrage sont un tantinet téléphonés. Évidemment que nos héros se font trahir par la seule personne en qui ils avaient placé leur confiance. Évidemment qu'ils s'en sortent. Et en plus, le gars qui les a trahis a payé et se révèle ne pas être si méchant que ça. N'en balancez surtout pas plus, sinon ça ne semblerait plus naturel... Idem pour quand nos deux rigolos se font avoir par la chasseuse de prime. Avec le nombre de papattes qu'elle a, elle aurait au moins pu avoir l'idée d'embarquer le bébé avant de s'esquiver... Ça semble un peu trop facile facile, ça ressemble pas à la pro qu'on nous avait vendu. Pour ce que ça lui a servi...
Il faut dire que si la plupart des personnages sont bien vus, certains ont des réactions d'une platitude un peu désolante : un chasseur de prime apprenant la mort de sa rivale/amie/connaissance (on sait pas trop) nous pond une réplique qui tue, mais question expressions du visage, il aurait aussi bien pu commander un œuf kinder. À quoi sert de préparer tout au long de l'ouvrage de belles situations bien tragiques si ce n'est pas pour les exploiter ?
Mon avis :
Amis désœuvrés, avec ce space-soap-opera, vous ne regretterez pas d'avoir eu quelques dizaines de minutes à perdre ce mois-ci. Avec la saga cité ci-dessus, vous partirez en exploration dans un univers entre Narnia, Casper et autres Starwars façon Roméo et Juliette. Nul doute que ce vagabondage intergalactique n'offrira moult informations utiles (le cordon ombilical, c'est plein de nerfs) et divertissements exotiques. Et encore une fois : méfiez-vous de la télé.