C'est ainsi que s'exprime un troll policier face à une jeune femme qui lui a collé une tatane dans la tronche. Il n'est pas content et s'exprime avec rugosité, pour le moins.
Dément et vraiment pas politiquement correct. C'est ce qui ressort à la lecture de Saga depuis son premier tome et plus encore alors que se termine celle de ce quatrième opus.
L'image d'ouverture est un acte courant mais ô combien tabou à montrer. Là, on le voit, plein écran. C'est énorme ! Et ce n'est que le début.
La famille de nos héros passe par tous les stades. On est bien loin de l'esprit Disney qui nous bassine avec son discours bien pensant sur la famille modèle. Là, c'est la défonce à toutes les répliques, qu'elles se situent dans la vie "réelle" ou bien dans les séries lénifiantes destinées à distribuer du divertissement béat aux masses lobotomisées. Tout explose dans une débauche de rage, de vengeance et d'amour.
Tant de sentiments mêlés, c'est assez jubilatoire et au final, c'est l'amour qui guide les actes de nombreux protagonistes.
Combien de fois me suis-je dit "ouah ! c'est énorme !" en lisant ce tome ? Beaucoup, assurément.
Mais je me suis aussi souvent extasié devant des planches de toute beauté, supports d'une artiste vraiment douée dans son domaine et dont le pinceau virevolte avec virtuosité.
C'est pour ces raisons que dès la sortie du prochain tome, je ne perdrai pas un instant pour suivre les aventures déjantées de ces personnages hors normes.