Attention, comme tous les events de comics, Secret Wars n'est pas composé d'une seule série éponyme. Il y a tout ce qu'on appelle les tie-in, puis les séries secondaires, tout ça. Puisqu'il s'agit d'un event qui a pour ambition d'altérer considérablement les séries Marvel, il est assez logique que ce soit un objet éditorial assez complexe. Ici, je me contenterai de parler de la série principale.
Secret Wars, reprenant une recette datant du premier Secret Wars, considéré comme le premier "mega-cross-over" (un cross-over ayant pour ambition de faire intervenir un grand nombre de séries et de personnages d'un même univers, l'ancêtre de l'event, tout simplement), nous propose de revenir à Battleworld, monde créé de toute pièce à l'origine par une entité cosmique, et cette fois par Doom pour sauver le multivers de la destruction. Évidemment, Doom oblige, il a recréé un monde dont il était le dieu omnipotent. Un monde composé de parcelles éparses du multivers, où des versions étranges des différents héros et vilains s'entrecroisent, ayant oublié les anciens mondes. Tout change lorsque deux vaisseaux conçus pour échapper au cataclysme ayant détruit l'univers refont leur apparition, avec à leur bord la Cabale d'un côté, et les derniers héros de l'univers Marvel de l'autre...
J'avoue être un poil déçu, sans doute que j'attendais quelque chose d'un peu plus envolé. Au final, la série principale réserve assez peu de vraies surprises. Cela dit, c'est visuellement vraiment réussi, et ça fonctionne. J'attendais, avec ce pitch, avec cette ambition de réviser le fonctionnement de l'univers Marvel, un peu plus de grandiloquence et d'extravagance.
Secret Wars reste une série bien menée et intéressante, mais c'est pas vraiment ce que je cherchais.