Attention ! Vous êtes prêt pour de la baston, de la vraie ? des ennemis et des affrontements sans merci, entre les forces du bien et les « méchants » ? Des doubles pages de versus rassemblants vos héros préférés ?
Alors Sentry par Jenkins n’est pas fait pour vous. Ce récit est un questionnement psychologique de longue haleine, une remise en question, une interrogation, une quête intérieure profonde de l’individu cherchant à se comprendre et à se faire comprendre, par ses pairs (héros également). Comment se faire comprendre lorsque les preuves ne sont plus ? se perd-t-on soi même au fil du temps et lorsque notre chemin de vie avance ? Tant de question rhétorique interrogées par l’auteur dans ce récit, plutôt génialement raconté. Le héros y vit une progression continuelle et tel un pokemon qui prend des niveaux, son évolution se retrouve sur le plan scénario mais également et c’est pour moi une des belles réussites de cet ouvrage, sur le plan visuel (sa cape tient au début du récit à l’aide de pince à linge, puis……).
Jae lee Parfois décrié voit son style parfaitement accordé avec le fil de l’histoire. Son style nous plonge aisément dans l’univers de Sentry, dans cet espoir qu’a le héros d‘être compris, de se retrouver, à la frontière entre l’interne et l’environnement (au sens social).
Un seul chapitre du récit consacré à l’amitié (touchante) entre Hulk et Sentry, est en dessous niveau dessin (Bruce Banner hashtag FRANKENSTEIN).
En bref, bien loin de la baston traditionnelle des Events survendu par Marvel ces derniers temps, Sentry est d’un versant plus psychologique et mérite d’être lu par tous, en tout cas tous ceux qui cherche dans le comics un moyen de comprendre (de façon globale).
« Qu’évoquent les souvenirs que tu retrouves peu à peu ? Tu étais un héros. Il y a eu un problème. » (Robert Reynolds)
Scénario ....*
Dessins ...