Sept nains offre un récit complet en 64 pages. Librement inspiré du célèbre conte, il met en scène Blanche-neige, la reine, le roi, le chasseur et bien entendu, les inénarrables sept nains.
Ce qui frappe dès les premières pages, c'est un dessin oscillant entre le réalisme (les décors, bâtisses et autres vêtements) et le burlesque (les personnages et en particulier leurs faciès aux expressions exacerbées). Le mélange est plutôt réussi. En outre, la mise en couleurs laisse apparaître un bien joli ouvrage qui navigue entre couleurs chaudes et teintes plus froides, offrant des contrastes bien agréables à contempler.
Du côté de la fable, c'est la gaudriole à tout va : Blanche-neige est l'objet de la concupiscence de nombreux mâles, devenus satyres pour l'occasion. C'est amusant sans être tordant non plus. La véritable trouvaille dans ce scénario, c'est l'interprétation qui est faite de certaines scènes emblématique du conte. Et là, c'est truculent ! L'explication du miroir magique (je vous laisse la surprise), le testament royal, le coup de la pomme...
Bon, le dénouement n'est pas forcément immémorable mais il conclut ce récit d'un façon bien différente de l'ambiance globale développée précédemment.
Le point faible réside sans doute dans les dialogues qui s'avèrent relativement inégaux, le meilleur côtoyant le plus moyen.
Sans être inoubliable, voici une histoire qui, néanmoins, ne se fout pas de notre pomme !