Je n’ai pas l’habitude de lire de la science-fiction mais il est dur de résister à la lecture de Shangri-La tant le dessin est beau !Shangri-La nous emporte dans un monde lointain où la Terre a été détruite et une partie de l’humanité a survécu sur une gigantesque station spatiale régie par une multinationale symbole du capitalisme le plus extrême. Le monde est régie par le travail et fait un peu penser au PCC. Différents héros trouvent certaines failles dans le système et cherchent tant bien que mal à se rebeller.La grande force de cet ouvrage c’est son dessin. Mathieu Bablet transcrit parfaitement la beauté de l’espace et sa grandeur. La taille de la BD permet de rendre compte d’autant plus de tous les détails du dessins, la multitude de trait qui fait de chaque page une œuvre d’art en tant que tel. J’aime également beaucoup les différentes palettes de couleurs qui sont vraiment bien utilisées.Je n’ai juste malheureusement pas accroché au scénario malgré quelques bonnes idées. Il y a une volonté de dénoncer le système capitaliste (avec une dictature chinoise poussant toujours à la consommation), le racisme (avec l’incarnation d’une nouvelle race animaux-humain qui se prend tous les maux du monde) et l’exploitation animale (avec des usines de chiens qui construisent des iPhones). Mais c’est toujours trop vulgairement amené, trop lourd, trop évident. Je n’ai pas aimé le manque de subtilité et la dénonciation trop facile avec des héros trop naïfs. À lire pour le dessin !