J’ai adoré ce manga, autant pour son esthétique que pour son histoire. Le dessin est particulièrement remarquable : l’autrice travaille les nuances de gris avec finesse, donnant au trait texture, volume et lumière. Les silhouettes en mouvement, les expressions et même les silences gagnent en intensité. Les doubles pages en couleurs au début sont un véritable enchantement et confirment le soin apporté à l’objet. La couverture verte, peu commune, attire immédiatement l’œil.
Côté récit, on suit Mitsuki, une lycéenne passionnée de musique européenne, un goût atypique au Japon qu’elle vit d’abord comme un jardin secret. Sa rencontre avec un employé du disquaire partageant ses goûts bouleverse son quotidien : être comprise et pouvoir partager sa passion devient une expérience aussi troublante que précieuse.
Mais ce jeune homme cache un secret. En réalité, il s’agit d’Aya, une camarade de classe discrète, souvent mise à l’écart, dont l’apparence androgyne entretient le malentendu. Le récit aborde avec beaucoup de bienveillance la question de l’identité, du regard des autres, de la peur de perdre une connexion sincère en révélant qui l’on est vraiment.
Kei, personnage culotté et agaçant en apparence, apporte une touche d’humour et de légèreté bienvenue.
Un manga doux, sensible et touchant, qui parle d’acceptation, de sentiments naissants et du besoin universel d’être vu et compris. Une très belle découverte dont j’attends la suite avec impatience. 💚
Ma chronique complète
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