Ce troisième volume poursuit la romance identitaire de She Wasn’t a Guy avec une douceur toujours présente, mais un rythme moins maîtrisé. Sumiko Arai continue d’explorer les dynamiques de genre, la découverte de soi et la naissance des sentiments avec une sensibilité réelle, mais l’ensemble peine parfois à trouver un vrai élan : plusieurs scènes tournent autour des mêmes hésitations, ce qui réduit un peu l’impact émotionnel.
Reste que le tome conserve de belles idées. Les moments de complicité sont touchants, les maladresses sincères, et Arai parvient encore à capter ces instants où l’on sent qu’un personnage se comprend un peu mieux lui-même. Le dessin, toujours fin et expressif, apporte beaucoup à cette atmosphère douce-amère, même si certains chapitres semblent fonctionner en pilote automatique.
🌸 Un tome tendre et honnête, mais qui s’installe parfois dans la répétition au détriment de la progression émotionnelle.