Présenté sous un format comics, ce premier tome d’un diptyque nous installe dans un futur envahi par les ronces, où évolue Sid, adolescent placé en pension dans un lycée privé aux allures gothiques, suite au décès de sa mère. Au contact de nouveaux camarades, le jeune homme reprend peu à peu goût à la vie. Mais l’invasion des ronces reprend de plus belle… L’état d’esprit de la BD est très influencé par la Brit Pop (des personnages se nommant Gallagher ou Albarn) et surtout par le Punk. Cela s’en ressent dans une narration très généreuse, voir trop généreuse, partant dans tous les sens. Plusieurs arcs narratifs sont ouverts, que ce soit ce contexte environnemental avec les ronces envahissantes, l’enquête qui en découle avec l’introduction d’un personnage au milieu du récit, ou encore l’acceptation du deuil que traverse le jeune héros tout au long de cet album. Mais ce trop plein est souvent commun pour une première BD (ce qui est le cas ici) et peut être pardonnable, mettant en avant plusieurs thèmes intéressants. En effet, sont mis en avant des notions comme la solidarité ou le courage, notamment à travers Sid et ses trois amis singuliers et attachants. Aussi, la question du deuil est abordée avec pudeur et s’avère touchante, notamment lors des flash-backs pour révéler la relation du héros avec sa mère. Le côté mystère amené par l’origine des ronces est également plutôt intrigant. Graphiquement, le trait fait très série animée, avec une galerie de personnages variés tandis que le découpage s’inspire agréablement du comics et a un aspect très pop. Bien que le traitement puisse paraître inégal, il s’agit ici d’un début de série plutôt agréable à lire.