L'éditeur français Ki-Oon brille toujours par ses choix d'éditions tantôt audacieux, tantôt très réussis, flirtant entre les genres pour offrir un catalogue conséquent de mangas de niche comme de shonen bien bourrin. C'est sans étonnement que nous retrouverons chez eux la première oeuvre de la mangaka Moriya Shiyo : Soloist In A Cage !
Ce qui marque vraiment la rétine dans ce manga, c'est la maestria graphique qui accompagne notre chère Chloé durant son aventure dans la cité prison. On retrouve une mise en case percutante et cinématographique qui appuie les moments forts du manga avec soin, tandis que le trait étoffé de Moriya sublime les ballets sanglants de cette jeune assassine avec un usage prononcé des clairs obscurs.
Véritable John Wick version fillette, Chloé massacre à tour de bras, de façon parfois très (trop?) simple , tout en étant malgré tout poursuivie par ses démons intérieurs. C'est d'ailleurs l'un des pivots centraux du récit, qui est cette notion de prix à payer pour accéder au bonheur d'une personne qu'on aime.
Cependant, le manga pêche par un scénario simpliste et des enjeux inexistants, dû à la trop grande puissance de Chloé. Côté personnages secondaires, c'est aussi la tristesse en matière de développement et l'on retrouve aussi une ville trop peu explorée.
Au final, Soloist In A Cage a un concept aguicheur qui tient ses promesses graphiquement, mais manquant cruellement de substance narrative.