Une claque. Une vraie.
Le genre de manga qui te cueille sans prévenir et te laisse avec cette impression bizarre qu’on vient de t’arracher un bout du cœur juste pour vérifier s’il battait encore. Et oui, il battait GG 😂.
Une histoire de fraternité absolue sous perfusion d’adrénaline !
On s’implique immédiatement. Impossible autrement. Cette fraternité brisée mais tenace, c’est le moteur du récit, l’oxygène du scénario. Le manga te balance ça avec une sincérité brute, sans chichi, sans diluer le drame dans du pathos, du cheap ou du mélodramatique tant classique... Non ! Pas ici 🫣
Bref : ça sent le vécu, ça sent l’urgence, ça sent le désespoir… et ça marche de ouf !
Je tique juste sur certains traits de caractère un poil forcés de persos un peu trop intenses parfois, comme si l’auteur avait appuyé un peu trop fort sur le marqueur dramatique.
Et oui, quelques passages flirtent avec le “ok, là t’abuses un peu fréro ^^'”.
Rien qui casse l’expérience, mais assez pour que le 10/10 reste au final sous clé.
L’univers se construit sous coups de massue moral... Comment dire déjà : Une “ville-prison”. Des orphelins nés dedans, élevés entre la rouille et la violence. 😱.
Ça pose l’ambiance en 3 secondes chrono.
C’est noir, c’est dur, c’est poisseux comme un polar sous pluie acide. Tu sens que personne ne va s’en sortir indemne, toi compris.
Un format efficace en 3 tomes. Pas un de plus. C'est suffisant condensé pour être vraiment chirurgical à tous niveaux !
Preuve ultime que l’auteur n’a pas voulu traire la vache jusqu’au sang. Il avait une histoire, il l’a racontée. Point. Et bordel que ça fait du bien en 2025 de voir un manga respecter son propre rythme.
Mon Verdict :
Un seinen parmi les meilleurs de sa catégorie, qui n’a pas besoin d’artifice pour exister.
Brut, court, dense, sincère.
Une œuvre qui frappe, qui serre, qui étranglera même dans leur âme certains lecteurs sensibles.
Alors ouais : Fonce à corps perdu. Les yeux grands ouverts !
(Parce que oui, lire ce manga les yeux fermés serait objectivement très con 🤣)