Un jeune Japonais émigre en Corée du Sud afin de suivre Yumin, la fille dont il est amoureux… ce faisant, il se retrouve à l’insu de son plein gré mêlé puis emmêlé dans le milieu mafieux local, puis international…
Ken est un brave bougre et même un idéaliste volontiers naïf, il survit, s’endurcit et s’affirme rapidement comme le roi de la castagne en compagnie d’une bande d’apprentis-cadors alors qu’il continue de draguer (maladroitement) sa copine, devenue fliquette chic et choc ! c’est l’occasion pour Boichi, le célèbre mangaka coréen émigré au Japon, de nous parler de son pays d’origine, de son ambiance, de ses coutumes et de ses soucis et… de sa bouffe qui arrache la gueule !
Au cours des 24 tomes, on suit les aventures souvent facétieuses de Ken (le survivant ?!) et d’autres copines impromptues qui sont toutes gaulées comme des bombasses atomiques… car, on le sait chez Boichi, on aime les culs, les petites culottes, les nichons et les bonnasses de tous horizons du moment qu’elles sont super bonnes ! et à cet égard, il est instructif de constater que sur ce manga qui a duré 10 ans, le style de Boichi a très sensiblement et subtilement progressé et depuis lors, depuis la fin du manga, il a -encore- progressé ! Boichi, on le sait maintenant, est devenu l’un des meilleurs dessinateurs au monde.
Il sait aussi faire preuve d’un humour décapant et fripon à la fois et il a dans certaines situations un sens très aigu de la caricature : on rigole donc assez souvent, surtout dans la première moitié de la série, puis un peu moins par la suite. Parfois, Boichi s’égare dans des considérations niaiseuses de donneur de leçon (de morale) et ça ne lui va pas… En tout cas, on ne s’ennuie jamais ici et les rebondissements sont légion, quoique pas forcément très vraisemblables…
Enfin, arrive la fin, la conclusion, le 25ème et dernier tome de la série ou… comment flinguer son manga entier en une leçon, en un volume ! d’emblée, la narration est toute pétée et en devient grotesque comme s’il ne savait plus quoi faire… et effectivement il ne sait pas ! ou plus. Ensuite, un rebondissement encore plus pété que le reste survient et là encore anéantit l’histoire des précédents volumes…
Enfin (si je puis dire) l’épilogue arrive et sombre dans le ridicule le plus complet et Boichi fait couler alors son personnage dans les affres du burlesque involontaire et de la stupidité du bisounours du vivre_ensemble ramolli. Totalement navrant donc ! et quel dommage après tous ces bons moments d’avoir gâché ainsi son manga… qui méritait mieux que ça.