C’est par le biais d’une offre découverte (le tome 1 à 3 euros) que j’ai pris la décision de débuter The Bugle Call. Ce dispositif s’est révélé efficace pour me faire acheter les tomes suivants. Me voilà donc embarqué dans une nouvelle série qui me plaît bien.
Ce manga se déroule dans un univers médiéval qui fait la part belle à la France ! Des villes (de province !) et un lieu emblématique sont notamment au programme. On n’a pourtant pas trop le temps d’admirer le paysage car il y a beaucoup de conflits et notre héros, Luka, joueur de clairon et stratège en devenir sur les champs de bataille essaye tant bien que mal de trouver sa place et sa raison d’être.
L’intrigue va se densifier au fur et à mesure et sortir quelque peu d’un strict cadre « guerre médiévale entre factions avec un soupçon de religion, de magie et de têtes qui volent ». Ce qui me plaît bien c’est le fait que les chapitres soient longs : 50/60aine de pages pour chacun ce n’est finalement pas si fréquent que cela et permet une autre expérience de lecture. Il y a aussi les tranches de vie en fin de volume qui sont des petits ajouts à chaque fois appréciables dont j’aime l’aspect un peu inachevé, plus brut que les planches principales. Il y a également cet humour sur les dessins en couverture qui cassent complètement avec la jaquette et le reste du volume. Ça pourrait être du Deadpool. Ou encore les mots des deux auteurs qui nous informent sur x ou y éléments les concernant. Voire le gros clin d’œil à Malenia d’Elden Ring.
Je pourrais aussi parler de la traduction de David Le Quéré, dont je n’ai pas souvenir d’avoir déjà noté de grosses coquilles ou erreurs. Mais je termine sur quelques accros du manga : il y a parfois des ellipses lors des combats qui facilitent un peu trop la vie des personnages. Ils entrent comme par magie dans tel endroit et l’affaire est pliée ; la réalité du terrain d’affrontement est parfois vite évacuée car il suffit de faire x pour que la victoire soit assurée… Ce n’est pas agaçant mais je n’aime pas quand tout coule de source et quand aucun personnage principal ne décède.