Avertissement : cette critique va être pleine de spoilers et je ne vais pas les cacher sans quoi vous ne verriez que ma phrase d'introduction !
Première chose, j'étais plus conquis et convaincu par le style graphique de Zep sur ses autres BD réalistes. Ici cela me fait parfois penser à du Tito, photoréaliste au point que ça en devient chiant plus qu'artistique. Le début de l'histoire ne m'a pas passionné : un auteur anciennement à succès dont l'éditrice ne veut plus, et qui est extrêmement jaloux du nouvel auteur à succès qui est partout. Ca devient intéressant lorsqu'on annonce sa mort avec une critique du phénomène des auteurs oubliés/délaissés de leur vivant mais adulés dès qu'ils meurent. Pendant quelques pages, j'ai cru a un coup monté entre l'auteur et son éditrice pour faire monter les ventes d'un auteur en déclin. Je pense que ça aurait pu être une piste scénaristique qui pouvait bien marcher aussi. La piste du nègre qui dit être l'auteur véritable alors que Lambert ne peut plus répondre car officiellement mort est intéressante aussi. On a envie de savoir ce que donnerait son retour à la vie avec tout ce que cela implique (confrontation avec celui-ci, mensonge pour camoufler son stratagème ? Vérité honteuse ?). Le choix de Zep, la mort con lors de son retour, est plutôt décevant je trouve.