Déjà, j’aime bien les dessins, chaque personnage est bien reconnaissable, expressif, et parfaitement réussi jeune comme vieux, un joli travail.

C’est tout autant le cas pour les décors où le dessinateur n’hésite pas à aller dans les détails simples mais nombreux pour réussir ce côté semi-réaliste et nous immerger dans l’histoire (même si j’ai moins accroché sur le style des ombres des deux premières pages).

L’histoire en 4 parties a ses avantages et ses inconvénients.

J’ai adoré la première, on se retrouve vraiment dans une famille qui existe, on sent qu’il y a un passif et de longs moments passés ensemble. J’ai adoré ce qui st dit, sous-entendu, les relations qu’on devine entre les membres de la famille. Par contre, j’ai regretté que ces instants de vie n’aient pas tous leur réponse à la fin du tome, une sorte de frustration sur l’oncle et certains personnages, un détail mais qui aurait pu être développés dans la dernière partie puisqu’on y revient…

J’ai bien aimé la seconde, l’installation, le début, la question de l‘inscription qui revient… J’ai parfois était un peu perdu sur qui était qui (fils unique sans cousin, dès qu’on dépasse parent ou fratrie, je suis paumé). Mais très agréable à suivre – même si j’aurais aimé qu’on parle plus de 68 parce que ça n’est pas anecdotique de poser son histoire cette année-là et si, c’est anecdotique… Mais l’ambiance tout aussi réussie que la première.

Rien à dire sur l’ambiance de la troisième partie qui m’a à la fois plu et pas plu. A savoir, elle est très réussie et donne l’explication de l’inscription, tout nickel. Mais il y a un côté nostalgie qui me froisse le poil, parce que j’aime pas ça, la nostalgie. Et puis ce côté « faire pleurer dans les chaumières pour le plaisir de faire pleurer dans les chaumières », ça me hérisse aussi… Cela étant, puisque ça a réussi à me hérisser, c’est que c’est bien fait et je dois reconnaître que cette troisième partie est parfaite pour boucler la boucle.

Au final, j’ai lu un très joli ouvrage. Si la nostalgie m’a un peu embêté, c’est compensé par les personnages, leurs relations et les très chouettes dessins…


Cellophane
8
Écrit par

Créée

le 26 janv. 2025

Critique lue 14 fois

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