Matthieu Diez quitte Lyon avec femme et enfants pour travailler en tant qu'attaché à l'ambassade de France de Beyrouth.
"En Août 2021, je connais principalement le Liban pour sa gastronomie que je tiens en très haute estime". De Gastronomie, il en est un peu question. On en apprend beaucoup plus sur le conflit israëlo-palestinien et la vie d'expatrié : le travail, l'école des enfants et les kalachnikovs. Mathieu Diez décrit un pays pris entre une logique communautaire, et - héritage de la guerre civile - une volonté farouche d'y mettre fin. Occupé à suivre la géopolitique et le parcours d'intégration dans le nouveau poste, on lit beaucoup. Le contenu, quoique dense, est servi dans des cases légères qui se succèdent en douceur. Les images sont bien construites et le ton est volontariste. L'auteur montre les difficultés, les bombes et les drones. Il montre aussi les belles choses. Après nous avoir expliqué la situation géopolitique, il espère un Liban où "tout le monde ne parlerait plus que de comment sa mère elle fait le taboulé". La gastronomie, toujours.