Premier livre du blogueur Ramsès Kefi, « Quatre jours sans ma mère » apporte une famille immigrée pudique menant un méthodique travail d’enracinement dans la cité de la caverne. Salmane s’y sent bien, il n’en sort jamais, toujours logé chez ses parents malgré la trentaine bien passée.
La routine se brise le jour où sa mère part sans prévenir : « Je dois partir, vraiment. Mais je reviendrai. Tu comprendras ». Quatre jours de compile, de disputes avec son père et de découvertes. Une enquête amateure avance tant bien que mal et va révéler des liens. Ceux qui nous attachent aux gens et ceux qui nous attachent aux lieux. Les chapitres sont courts, les phrases aussi, c’est vif. On découvre le pote Archie, Mimi aussi appelée « Verveine » et toute la colère que peut cacher un tournevis. La lecture avance vite et bien. Ramsès Kefi décrit avec des termes simples la complexité de l’attachement.