Cette bande dessinée surprend par sa poésie et sa dimension écologique. L’histoire débute lorsqu’un père aperçoit sa voisine et sa fille, chez qui une étrange excroissance végétale apparaît : une feuille sous le nez, symbole d’une mutation. Cette transformation, loin d’être dangereuse, augmente la perception de la nature et touche progressivement d’autres personnages. Patrick Lacan explore la peur, le scepticisme et la curiosité face à l’inconnu, et montre comment les humains réagissent différemment au changement.
Le dessin, fin et onirique, rappelle Les Fleurs de grand frère, avec des fleurs qui s’intègrent au corps humain de manière élégante et parfois impressionnante. Les bulles sont parfois absentes, renforçant l’impact visuel et poétique. Au fil des pages, le récit devient une réflexion sur notre rapport à la nature et notre urgence à la respecter avant qu’il ne soit trop tard.
Plus qu’une mutation, c’est un appel à la différence et à la tolérance, une invitation à observer le monde autrement et à profiter de l’instant présent. La lecture est fascinante, les messages sont beaux, et l’équilibre entre texte et illustration offre un voyage sensoriel unique. Un ouvrage à la fois touchant et stimulant.
Ma chronique complète
https://lesparaversdemillina.com/verts-de-patrick-lacan-et-marion-besancon/