Vision d'Escaflowne par Ninesisters
D'abord pensé comme un anime, Vision d'Escaflowne est finalement devenu un projet multi-support, dont le manga aura débuté quelques temps avant l'anime (dont nous pouvons tout de même considérer qu'il est une adaptation).
Les adaptations d'anime n'ont pas bonne presse, à raison puisqu'il s'agit généralement de produits éminemment commerciaux, confiés à des tâcherons incapables de se faire connaître avec des travaux plus personnels. Évidemment, à chaque règle, nous pouvons trouver des exceptions ; ainsi, le manga de Vision d'Escaflowne – forcément un Pika, le spécialiste des adaptations foireuses et des fonds de poubelle des éditeurs nippons – a été signé par celui qui allait devenir l'auteur de Set up a Love Story, guide d'éducation sexuelle destiné aux Japonais coincés (et à quelques puceaux franchouillards) dont le succès commercial n'est plus à démontrer.
Alors, ce Vision d'Escaflowne par Katsu Aki ? Catastrophique ! Je n'aime pas du tout son coup de crayon, c'est une chose. Une chose qui n'aide pas. Surtout, le mangaka a eu des prétentions de grandeur, et a donc décidé d'écrire quelque chose qui n'avait d'Escaflowne que le nom ; quelques rares personnages communs mais qui n'ont rien à voir avec ceux d'origine, ce n'est plus le jeu des 7 différences mais celui des 7 ressemblances. Mais sans aller jusqu'à la comparaison avec l'excellent anime, ben c'est mauvais, tout simplement. A partir d'un moment, il faut dire les choses franchement : certaines œuvres résultent d'une délicate alchimie qui les transforment assez rapidement en daube, et celle-ci se trouve dans cette exacte situation. Enjeux inintéressants, scènes de nudité inutiles, personnages fades, non vraiment ce titre ne possède rien pour lui...
Le tout premier manga que j'ai revendu, sans regret. Je recommande de le fuir comme la peste, surtout si vous appréciez l'anime.