Une BD singulière puisque sans personnages visibles, à peine l'ébauche d'une silhouette ici, une main ou une jambe là ... Leurs propos émanent de l'image de l'endroit où ils se trouvent, maisons de toutes sortes, van où même tombeau.
Si on peut parler de réussite sur le plan artistique, tant par le graphisme que par les couleurs, Lorraine Les Bains la scénariste ne s'élève que rarement au niveau de la même Lorraine Les Bains la dessinatrice. La diversité des situations de ceux qui ont été liés de près ou de loin au chanteur Waldo Maelfait après sa mort étrange ne parvient pas à contrebalancer un humour souvent laborieux et parfois daté. Les louanges du grand Fabcaro en quatrième de couverture sont peut-être à double tranchant, ses admirateurs ne trouvant certainement pas quoi que ce soit de "super drôle" dans l'univers de Lorraine Les Bains.