8
le 31 juil. 2024
SuivreAu delà de l’enquête…
Pour ceux qui ne seraient pas familiers du genre (c’est d’ailleurs notre cas), il faut commencer par rappeler qu’Ed Brubaker est l’un des plus grands scénaristes de comic books, ayant déjà reçu 8 «...
Contre toute attente, Là où gisait le corps est moins un comics policier - le fameux crime suggéré par le titre survient au quasi deux-tiers de l'album, et sa résolution apparait finalement très anecdotique - qu'un récit sur les relations humaines. Un ressenti que confirme la postface du scénariste Ed Brubaker.
Si chaque protagoniste de cette affaire dispose donc de son petit jardin secret et présente son lot de comportements suspects, Brubaker et son fidèle illustrateur, Sean Philipps, se servent de cette énigme comme d'un alibi pour décrire la mélancolie et les regrets que les habitants de ce microcosme pavillonnaire dissimulent derrière leurs apparences, dressant ainsi une peinture triste de la vie conjugale.
Bien que très classique par son recours aux tropes du roman noir et du pulp (la femme adultère, le détective, le mari infidèle, la petite fille curieuse), Là où gisait le corps se révèle plus ambitieux dans sa narration, passant sans transition d'un narrateur à un autre, parfois même d'une époque à une autre, sans jamais perdre le fil de son récit à son lecteur qu'il guide par l'usage de différentes polices de caractères. Une écriture parfaitement maîtrisée qui permet également de rendre la lecture plus dynamique.
Comme ses personnages, Là où gisait le corps n'est donc pas ce qu'il prétendait être. Pour le meilleur, finalement.
Créée
le 29 juin 2024
Modifiée
le 1 juil. 2024
Critique lue 81 fois
8
le 31 juil. 2024
SuivrePour ceux qui ne seraient pas familiers du genre (c’est d’ailleurs notre cas), il faut commencer par rappeler qu’Ed Brubaker est l’un des plus grands scénaristes de comic books, ayant déjà reçu 8 «...
9
le 23 juil. 2024
Suivre"Là où gisait le corps" est mon premier comic de Phillips et Brubaker, et je peux déjà dire que ce ne sera pas le dernier, car j'ai adoré ce récit. C'est une histoire simple, mais terriblement...
8
le 1 juin 2024
SuivreLes derniers Brubaker-Phillips sortis en France (Scène de crime et Night Fever) étaient un peu moins bien que d'habitude (mais tout de même bons).Celui repasse au niveau habituel : personnages...
7
le 6 févr. 2022
SuivreIRRÉDUCTIBLE fait office de bouffée d’oxygène au sein de la comédie française. Pas de personnages débiles. Pas de gag tarte à la crème. Pas de romance sirupeuse. Aucune sensation d’être pris en otage...
7
le 23 avr. 2024
Suivrele 24 avr. 2024
Bien que vendu comme un succédané de John Wick auquel il paie par ailleurs son tribut au détours de quelques scènes, Monkey Man n'est pas une production qui joue la carte de la facilité, Dev Patel en...
3
le 25 juil. 2024
SuivreEn bon anti-héros méta, Deadpool se devait d'être l’empêcheur de produire en rond de l’usine à super-héros : mettre en évidence les rouages du système et s’en moquer, avant d’en briser les codes dans...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème