Le dessin n’est ma foi pas trop mal, sachant alterner judicieusement entre la légèreté et la noirceur joliment retranscrite par la patte de l’auteur, avec ce qu’il faut de coups de crayon pour accentuer la brutalité du trait. Les bouilles des personnages jurent quelque peu avec le reste de ce à quoi peut aboutir le griffonnage ; elles manquent de singularité et sont pareilles à bien des conception graphiques susceptibles de parcourir les plus basiques Shônen.


Quant à l’histoire qui nous vient eh bien… on la devine. Il y a le titre déjà, qui nous met un brin sur la voie si bien qu’on ne peut guère bifurquer du chemin tracé, mais il y a autant d’indices maladroits, à compter des premières pages, venus nous cadrer la voie à prendre. C’est simple – c’est même trop simple – si un protagoniste a perdu sa mémoire du temps long, espérez que la narration nous rapporte que sa personnalité d’alors était parfaitement antagoniste à celle qu’est la sienne au moment de son introduction. On appellera ça la jurisprudence Weather Report, bien que je me doute pertinemment qu’une pléiade d’autres œuvres avant Stone Ocean aient eu recours à cette filouterie scénaristique finalement très commune dans ce qu’elle suppose. Reste à voir l’exploitation qui en sera faite.


D’autant que la jurisprudence Weather Report s’acceptait divinement dans le cadre de Stone Ocean en ce sens où le récit et ses acceptions permettaient amplement de le définir comme un assassin cruel. L’inconvénient, dans le script qui nous concerne, se rapporte au contexte environnant le personnage principal. Car ce n’est qu’un lycéen. Un lycéen versé dans des agressions frôlant l’homicide, le viol et même le meurtre ; sans que celui-ci ne soit inquiété de près ou de loin par les autorités. Accrochez-vous à la suspension de crédibilité, elle risque de vous entraîner par-delà l’Himalaya le temps de votre lecture.


Autre écueil – car ça les cumule rien qu’à compter du premier chapitre – soudain, un camarade rappelle à Yûsuke son passé. Cela fait six mois qu’ils se connaissent et se fréquentent assidûment au point d’être amis… mais il choisit un moment purement aléatoire, sans que rien n’y prédispose, pour lui révéler ce qu’il était, avant de l’admonester soudain d’une très sévère correction. Le sens nous échappe car il est très franchement intangible du fait de son inconsistance. La bagatelle nous est très mal présentée. L’entame est un loupé qui, s’il n’est pas cataclysmique, contrariera qui aime à savoir son récit suffisamment cadré pour répondre à des critères de cohérence élémentaire.


Et comment fut il possible pour lui, durant si longtemps, d’oublier qui il avait été ? Eut-il été séparé de sa famille durant les six mois depuis lesquels la mémoire lui fut délestée, puis transféré dans un lycée loin de tous ceux qu’il avait connu, que le script aurait été sensé. Or, voilà que Yûsuke est entouré durant six mois de ceux qui, pour beaucoup, furent d’anciens camarades à lui, ainsi que sa mère. Et tous, de concert, auraient décidé d’occulter délibérément les informations qu’ils avaient à son sujet, sans que le principal intéressé ne se douta de quoi que ce soit.

N’importe qui serait obsédé de savoir que plus de quinze ans de sa mémoire se soit évaporé, et aurait cherché à renouer avec ses anciennes fréquentations pour redécouvrir qui il avait été. Yûsuke perd apparemment la la mémoire comme il aurait égaré une chaussette, sans que l’affaire ne soit chez lui lourde de conséquence.

Ça ne tient pas. Personne ne se serait conduit de manière aussi indolente et désinvolte dans sa condition. Cette affliction qu’il accueille avec un haussement d’épaule devrait en principe être une obsession et une souffrance de tous les instants. Ne plus savoir qui l’on est… imaginez pire traumatisme. Et lui s’en fout. Il émerge sans une bribe de souvenir, les fers aux poignets et aux chevilles, à poil sur une barque et se dit : « Boah ! Ce sont des choses qui arrivent. Allons au lycée ! »

Y’a matière à s’inquiéter en principe. Ceux qui ont fait ça pourraient recommencer. Je ne dormirais que d’un œil injecté de caféine pure si je m’étais trouvé dans sa situation, cherchant désespérément à retracer mon parcours de vie. Yûsuke, lui, s’en branle. Et, à travers lui, je devine que c’est avant tout l’auteur qui ne se soucie pas de son écriture en omettant des éléments pourtant primordiaux de l’intrigue.


De là, rien qu’à considérer l’ineptie même incarnée dans les carences dont est fait Yûsuke, on se doute que le reste des protagonistes aura du mal à convaincre. Sa copine est une cruche, incarnant l’idéal de la jeune demoiselle naïve, pure et virginale, et tout le reste, pour ne pas dépareiller, ne s’illustre guère que par une variable de caractère. Étriquée, cela va sans dire.


Le lendemain même de sa rosserie – advenue au bout de six mois sans qu’on ne lui rappelle qui il était – un nouvel élève arrive, ficelle scénaristique usée jusqu’à la corde, vous en conviendrez, et vient à lui avec l’intention ostensible de se venger. Il y a de quoi, Yûsuke lui a jadis creusé un trou de bien sept centimètres de diamètre dans la main.

J’aimerais comprendre comment ce merdeux n’a jamais été pincé par la police au regard de ses exactions. Ça aussi, la narration le dissimule pudiquement.

Qui plus est ; qui plus outre ai-je envie de dire, ce même jour, deux demoiselles aux allures de délinquantes (vous noterez que je n’ai pas écrit « pétasses peroxydées »), se souviennent à leur tour de lui. Elles sont, elles aussi, dans le même lycée et ne sont pas coordonnées avec le nouvel élève. Le hasard fait singulièrement bien les choses.

Que d’omissions dans le récit, mes aïeux. L’intrigue n’est faite que de trou dans lesquels on trébuche presque à chaque page.


Si au moins, a minima, l’auteur avait eu l’intelligence de faire en sorte que son personnage entre dans une nouvelle école, passe du collège au lycée, pour justifier l’afflux soudain de protagonistes l’ayant connu, ce serait passé comme une lettre à la poste. Mais voilà que dans cette même école qu’il fréquente depuis SIX MOIS, des élèves fréquentant le même établissement depuis tout ce temps commencent à le remarquer et se souvenir de lui. Et tous en même temps, sans top départ ou quelque signal que ce soit.

Je n’en reviens pas que le chargé éditorial de monsieur Sano ne lui ait pas fait la réflexion pour que celui-ci corrige ses carences. Elles sont tout de même très franchement dommageables à la qualité de l’œuvre.


Yûsuke, à mesure qu’on relate ses travers passés, me rappelle Ramon, de Delta Force 2. Philosophiquement, j’entends. On récapitule – et je n’en suis qu’au chapitre trois – il aurait, durant ses années au collège, brûlé au troisième degré le dos d’un petit camarade pour dessiner une carte du Japon dessus, violé deux demoiselles pour finalement les corrompre et en faire des putes, violé une troisième pour la mettre enceinte et la faire avorter, et agrandi à la perceuse, jour après jour – pas en une seule fois, hein ! – un trou dans la main d’un de ses camarades. Le tout, sans jamais qu’il ne fit face un jour à semblant de figure d’autorité venu lui demander « Pourriez-vous arrêter s’il vous plaît ? ».

L’histoire se passerait-elle en France que je ne cillerais pas. La Justice étant ce qu’elle est, ce genre de comportement serait chez nous interprété comme une série d’égarements induites par un déséquilibre de la part d’un individu n’ayant pas tous les codes culturels et sociaux. Mais on se donnerait au moins la peine de le faire passer devant le tribunal. Ne serait-ce que pour le décorum.

Là ? Yûsuke n’a jamais été appréhendé pour le moindre de ses crimes. Ni même sujet à la moindre enquête. Le plus coriace des Yakuzas n’a pas le dixième de son palmarès à mettre en avant sur son C.V, mais apparemment, la police japonaise n’a jamais été sollicitée pour fouiner de son côté. Personne, après tout, ne fait attention à un mineur ayant, dans la main, un trou de sept centimètres de diamètre.


Rien ne tient debout.


Oh non, Takashi Sano, t’as pas osé faire ça. Un chapitre de l’acabit d’un « J’ai tué cette personne, et cette personne était...  » pour aboutir à un Cliffhanger. Ça, avec moi, il ne faut même pas l’envisager. Le niveau zéro de la dramaturgie a des accents parodiques qui s’ignorent, et je les ais très nettement entendus là, et même en chaque instant.


Un peu de jugeote, bon sang. Aizawa parle comme une collégienne inconséquente à rapporter ses crimes passés et à venir. Un téléphone qui enregistre les sons, il n’en faut pas plus pour le prendre à défaut, d’autant qu’on sait qu’il redoute la prison. Suffit de lui dire que si jamais il arrive quoi que ce soit à sa copine, l’enregistrement file droit chez les flics, avec en prime le témoignage de la nana qu’il a attachée dans l’école abandonnée en nourrissant le projet de la faire violer. De là, il est facile de le tenir par les couilles.

Mais non, Yûsuke préfère amplement danser dans la paume de sa main – attention au trou – et le suivre passivement en lui adressant ses reproches.


L’enquête pour remonter au présumé meurtre d’Akari n’a ni grand sens ni intérêt au regard des enjeux qui, eux-mêmes ont le cul entre deux chaises. L’intrigue chemine sans aller réellement où que ce soit en se donnant l’air de savoir ce qu’elle fait pour finalement se complaire dans un substrat verbeux et insipide. On a tôt fait de s’emmerder à suivre ce qui se passe. Nous savons de toute manière que l’investigation ne s’éclaire qu’à la lueur opportune des sursauts de mémoire de Yûsuke. Y’a qu’à attendre que ça lui vienne.

Ce petit jeu auquel Akari et Yûsuke jouaient, du reste, n’avait pas grand sens, étant ainsi au diapason du reste ce qui s’orchestra par la suite.


Ces interactions humaines, on n’y croit pas un seul instant. D’autant que les personnages chargés de les porter sont inintéressants de toutes les ratures venues parsemer l’écriture qui le façonne. La relation entre les deux est aussi inepte, inconstante et mal romancée que pouvait l’être celle du manga Les Fleurs du Mal. Y’a de ces inspirations qui ne demanderaient pourtant qu’à expirer.


Vous savez, à partir de quel moment vous pouvez situer une phase de décadence avancée dans une nation ? Lorsque dans une œuvre où il est question d’agression sexuelle, l’éditeur – comme ce fut présentement le cas – se sent obligé de préciser qu’il ne fait pas l’apologie du viol. En principe, cela va sans dire et la littérature française n’a pas eu à s’embarrasser de ces avertissements pour que cela se sache. Mais il a fallu que les éditions Pika nous assurent qu’il n’était aucunement question d’une apologie du viol. Des fois que l’on eut cru qu’ils cherchèrent à se montrer didactique en la matière pour parfaire notre enseignement.

Et là où j’ai bien ri – j’admets être porté sur l’humour noir – c’est lorsque leur message stupide et laconique complète son avertissement du passage suivant :


« Si vous êtes placé dans une situation similaire ou si vous en êtes témoin, vous pouvez vous tourner vers votre famille, vers les associations compétentes et/ou le système judiciaire (lol) qui peuvent vous venir en aide (megalol) ».


C’est aux protagonistes de ce manga qu’il aurait fallu adresser ce message, pas à ses lecteurs. Car ainsi, l’intrigue aurait tourné court. Chaque fois que vous vous rappelez qu’aucun flic n’a été mobilisé une seule fois dans la série de malversation grandioses de Yûsuke, la trame perd alors toute forme de consistance dans l’instant qui suit. Il faut faire semblant pour croire à ce qu’on lit.


Sous couvert de dénoncer l’auteur, on sent que l’auteur y a en réalité étalé quelques uns de ses fantasmes malsains. Qu’il insista tant sur les multiples viols de Yûsuke – l’évocation étant en principe plus idoine que l’affichage ostensible – avec tant de petits agréments vous conduira à penser : « On n’envisage pas de pareilles choses d’un point de vue scénaristique sans y avoir préalablement déjà réfléchi dans d’autres circonstances ». Il y a les viols, dans les œuvres, qui sont rapportés maladroitement au point d’en être vulgaires, il y a les œuvres où ces viols sont suggérés intelligemment, car il n’est point besoin de l’exposer explicitement pour faire comprendre, une mise en scène travaillée et nuancée faisant amplement l’affaire, et puis… il y a les viols fantasmés par les auteurs qui les étalent sur papier afin, bien entendu, de s’en offusquer.

Soudain, alors que je constatais la scène où Yûsuke violait une sœur devant son frère en exhortant ce dernier à se masturber, je comprenais la remarque des éditions Pika. Eux aussi ont peut-être pensé que tout cela était trop suggestif et alambiqué pour ne pas y voir au moins un soupçon de désir exprimé par l’auteur.


Cette obstination à vouloir nous présenter Yûsuke comme un « démon » ne contribue chaque fois que mieux à le déconsidérer. On force plus que nécessaire le côté infâme d’un personnage qui, à sans cesse surenchérir dans l’exaction, en devient quasi-cartoonesque. Si l’on tient compte en plus de sa parfaite impunité, due exclusivement aux infinies largesses de la narration, rien de ce qu’il fait ne nous semble crédible car rien ne nous paraît franchement sérieux.

Même Naruto, en proie à Kyubi, apparaissait plus crédible au regard de canons réalistes. En comparaison, Yûsuke est grotesque à déclamer à Tamaki quelques répliques savantes telle que  : «  J’ai été obligé de redevenir le monstre d’autrefois […] pour te protéger de mon passé, Tamaki ». Je mets chacun au défi de prononcer une phrase de cet ordre sans paraître juvénile et ridicule.


La greluche, émoustillée, se donnera à lui et exigera qu’il vienne la prendre sur le plan de travail de la cuisine, faisant alors fi de l’hygiène la plus élémentaire qui soit. Vous savez, Tamaki, c’est une de ces filles pures et innocentes qui entrent chez vous sans que vous l’ayez conviée pour vous faire à manger et vous pardonne tout avec de grands yeux humides avant d’écarter les cuisses… avec pureté, toujours. Mais si, vous savez, une ces filles qui n’existent pas, dont les spécimens se rapprochant le plus, en réalité, se rapporteraient plutôt aux profils de ces salopes qui écrivent des lettres d’amour aux assassins d’enfants.

Mais attention… pure et innocente, et avec un joli sourire en plus de tout.


Faut pas croire, la Tamaki, elle a de la suite dans les idées. Elle encouragera le « démon » à aller s’excuser à qui il a fait du tort afin de passer à autre chose. Viols, homicides, scarifications irréversibles… rien qui ne saurait s’effacer à grand renfort de « Dé~Jo~lééééé ♥ ».

Ça vous fait rire ? Dites-vous que près des trois-quarts des magistrats – qu’on devrait conjuguer au féminin tant les péronnelles y pérorent – sont dans cet état d’esprit en France. À supposer qu’esprit, chez elles, il y en ait une once au moins.


Juste quand on se dit que la foutaise se tarit, voilà qu’une fuite nous jaillit en plein visage. Le démon s’embarque malgré lui dans l’histoire d’Akari dont un homme a assassiné ses deux parents… et est en liberté.

Est-ce qu’il y a des gens, au Japon, qui parfois arrêtent les criminels ou, au moins, cherchent à les appréhender ? Car à lire Your Evil Past, je n’ai pas vu la visière d’une casquette d’un flic. Même du côté de chez Kochikame ils auraient réglé tout le merdier criminel dont on se sera servi ici comme fertilisant créatif. Y’a du drame dans le drame qui dramatise le ram dam, mais de la crédibilité dans le récit, ça… y’a pas. Comment voulez-vous lire et souscrire à une histoire à laquelle vous ne pouvez pas croire ?


Comme de bien entendu et deviné depuis le départ, Yûsuke, lorsqu’il avait encore sa mémoire, est tombé amoureux d’Akari, victime de ses viols, se sera attaché à elle, puis sera devenu gentil à son contact. Ça arrive fréquemment, les violeurs en série sont réputés pour avoir le cœur tendre. Ça me rappelle la réplique de Jugnot dans le film Sans peur et sans reproches, dite à celle qu’il a ravît pour la troisième fois en Italie :


« On viole, on viole… et on s’attache »


C’était ici clamé dans un registre humoristique, Your Evil Past, lui, aura cru pouvoir s’emparer de ce même principe pour en faire quelque chose de sérieux. Forcément… ça passe mal. Comme le reste, d’ailleurs.


À court d’ouvrages en ligne en français, il a fallu que je bifurque du côté des saxons pour reprendre une plâtrée de merde histoire de boucler les huit tomes. C’est là que j’appris que Your Evil Past n’est ni le titre original de l’œuvre, ni celui décidé par les anglo-saxons, mais pas les français.

Dis donc, Pika, ça vous arracherait la gueule de trouver un titre en français ? Vous savez, dans la langue de ceux qui lisent le manga ? C’est une idée, non ? C’est ça, ou conserver le titre original qui est, ma foi, trop long pour qu’on s’en encombre. Bordel, on est le pays dont la littérature est la plus prodigieuse eu monde, et on s’abaisse à des titres anglais de merde. Y’a rien de plus disgracieux qu’un Français qui cherche à parler anglais.


La partition des retrouvailles de Yûsuke et Akari nous replonge droit dans cette cuve d’algues qu’a été Les Fleurs du Mal le manga. Les tourments adolescents et navrants, les pulsions suicidaires magnifiées pour avoir l’air «  cool ». Your Evil Past – titre infâme – a bien de la chance que je n’avais pas une once de respect à lui accorder, car tout se serait envolé le temps de cet arc des retrouvailles du cinquième tome.


Ah, un an plus tard. Ah, dix ans plus tard. On renoue cette fois avec Les Liens du Sang dans les mêmes tons narratifs aux faux accents dramatiques. Yûsuke est un homme brisé. C’est bien triste. Ce le serait en tout cas si on avait un atome d’intérêt pour le bonhomme.

De là, je connais le chemin, d’autant qu’il est tracé là encore devant : il va avoir un arc rédemption après avoir touché le fond, étant en proie à la vengeance des mesquins. Original et inattendu, n’est-il pas ?


On part, avec Aoshi et ses déboires, sur une toute autre piste à laquelle on est étranger sans jamais se familiariser. À ce stade, c’est noircir du papier pour la finalité de ce faire le long d’une interminable diversion qui fera office de la moitié de l’œuvre. Le beau-père, la journaliste, sa sœur, tout le foutoir qui remue comme une série d’asticots sur un cadavre ranci ; on s’en fout.

Nous apprendrons néanmoins grâce à l’enquête qui est faite sur Yûsuke que presque la quasi-intégralité des élèves féminines de sa classe ont été violées. C’est tellement aberrant que ça m’a fait rire. Il est franchement loupé, ton drame, quand ton lectorat se gausse à gorge déployée devant ce qui devrait supposément l’horrifier.


L’histoire, c’est évident, ne se poursuit que pour traire davantage la rente éditoriale. Il n’y aucun intérêt à la poursuivre que d’être soi-même otage d’une trame dont on suit les agitations sans finalement savoir pourquoi. Quelle que soit la conclusion de l’œuvre, elle ne rattrapera jamais ce qui l’a précédé. Certaines choses ne se pardonnent jamais lorsque la liste des exactions est trop copieuse. Ce précepte vaut autant pour Yûsuke que pour l’œuvre dont il est ici le protagoniste.

Créée

le 11 avr. 2026

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Josselin Bigaut

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