Une zone blanche qui garde trop de zones d'ombres...
Cela commence comme un polar, avec deux jeunes gens dérangés par un coup de feu dans la forêt et la découverte d'un cadavre. Puis, le récit se croise avec celui d'un homme, ultra-sensible aux ondes électromagnétiques, qui, lors d'une panne de courant générale en ville, croise une jeune femme avec qui il établit un pacte: elle tuera le promoteur qui l'a ruiné, pendant que lui tuera l'homme qui l'a violée 3 ans auparavant.
La première partie fonctionne très bien, JC Denis nous allèche bien avec un récit bien mené, des contrastes dans les couleurs entre l'enquête policière du meurtre dans la forêt et l'histoire de l'homme. Seulement, vers les deux tiers de l'album, tout s'accélère dans le traitement et débouche sur une fin bâclée, où l'on reste sur sa faim.
Le récit aurait largement mérité une dizaine, voire une vingtaine de planches supplémentaires, pour éclaircir certains points, les motivations du personnage principal, et pourquoi on en est arrivé là.
C'est dommage, car il y avait vraiment matière à mener un bon thriller, avec ce personnage atypique, incapable de supporter la vie moderne, à cause des ses ondes, et à la recherche de la zone blanche, vierge de toute pollution électromagnétique.