Bien avant que Bill Murray ne s'amuse avec une marmotte, Jack Sholder nous enfermait déjà dans une boucle temporelle autrement plus angoissante avec 12:01. Ici, pas de rédemption romantique sous la neige, mais un thriller paranoïaque où la répétition sert de révélateur à une corruption corporatiste poisseuse.
La mise en scène de Jack Sholder, bien que contrainte par un budget TV, exploite avec une nervosité salutaire le sentiment d'enfermement. Jonathan Silverman insuffle une véritable épaisseur psychologique à son personnage, évitant le piège du héros infaillible pour camper un homme au bord de la rupture nerveuse. En effet, la force de 12:01 réside dans sa capacité à transformer un concept de science-fiction en un engrenage de suspense pur.
Pourtant, une question demeure : pourquoi ce film a-t-il été si injustement éclipsé par la production hollywoodienne la même année ? Et surtout, que cache réellement le final abrupt de cette course contre la montre ?
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