2050 est une romance futuriste intrigante qui explore les relations humaines à l’ère de l’intelligence artificielle avec une approche à la fois accessible et troublante, en suivant Michael Green, un homme en quête de sens incarné par Rochelle Aytes et entouré de figures qui vont remettre en question sa vision de l’amour, notamment à travers l’introduction de partenaires synthétiques ultra réalistes, le film posant une question centrale simple mais efficace : jusqu’où peut-on considérer une relation avec une intelligence artificielle comme réelle, la mise en scène restant assez sobre et parfois même proche d’un téléfilm dans son esthétique, avec peu d’audace visuelle pour représenter ce futur pourtant riche en possibilités, ce qui limite l’immersion dans cet univers, le scénario, en revanche, propose des idées intéressantes autour de la solitude, du désir et de la dépendance émotionnelle, même s’il reste assez linéaire et manque de profondeur dans l’exploration de ses thèmes, préférant rester dans une approche accessible plutôt que réellement provocante ou philosophique, le jeu des acteurs est correct sans être marquant, chacun remplissant son rôle sans réellement transcender le matériau de base, la musique accompagne discrètement les moments clés sans s’imposer, et les visuels, propres mais minimalistes, donnent parfois l’impression d’un futur trop proche du présent pour réellement convaincre, le ressenti est alors partagé entre curiosité pour le sujet et frustration face à un traitement trop sage, car le film effleure des questions modernes fascinantes sans jamais aller au bout de leur potentiel, au final, c’est une œuvre intéressante dans son intention, qui se regarde facilement et qui pourra séduire ceux qui aiment les romances teintées de science-fiction, mais qui manque d’ambition et de profondeur pour réellement marquer durablement.