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The Untold Story
Très hypé par la bande annonce qui annonçait une comédie française sortant des sentiers battus, avec un humour noir, méchant, caustique, et même un côté gore et politiquement incorrect, Barbaque...
le 31 janv. 2022
Si je vous dis « The Revanchist », film taïwanais de 1994 réalisé par Chuang Yan-Chien, il y a de grandes chances que cela ne vous dise pas grand-chose, à part peut-être aux quelques-uns qui ont écumés les bas-fonds du cinéma de Hong Kong et de Taïwan à la recherche de petites pépites cachées et qui sont tombés sur cet excellent actionner bien furieux aux gunfights assez fous. Eh bien à la même époque, l’équipe derrière The Revanchist a mis en boite un autre film assez similaire, encore moins connu que ce dernier, intitulé 21 Red List, réutilisant même certains décors, et lui aussi aux scènes d’action assez folles, bien qu’il remplace ici les gunfights de The Revanchist par des combats au sabre et des affrontements martiaux. Alors laissez moi vous parler de 21 Red List, une bobine qui mériterait d’être bien plus connue des amateurs de tatanes made in Hong Kong / Taïwan.
Le principal intérêt du film, ce sont ces scènes d’action complètement folles. D’un côté, on a quelques gunfights assez frénétiques, remplis d’explosions, souvent bien exagérés avec des chargeurs qui vont vidés à la chaine. Ça canarde dans tous les sens et ça fait plaisir à voir. De l’autre, il y a les nombreux fights, parfois complètement bargeots, très nerveux, aux impacts puissants, avec des chorégraphies inventives pour un résultat assez jouissif, aussi bien ceux à l’épée que ceux pieds / poings. Alexander Lo Rei est aux manettes et livre ici un excellent travail, avec des artistes martiaux / cascadeurs qui se balancent sur tous les meubles qu’ils trouvent, parfois aidés par un excellent travail de câbles. Les corps passent à travers les murs, à travers le plancher, sont valdingués et maltraités dans tous les sens à un point assez impressionnant. Alexander Lo Rei sait parfaitement où placer la caméra afin que l’ensemble soit lisible, et le montage fait la part belle aux enchainements de coups sans surcouper l’action. Le combat à un contre une 30aine de samouraïs est clairement un des meilleurs du film, finissant dans un bain de sang avec un film qui se fait bien plus violent dans sa deuxième moitié, voire carrément gore avec des décapitations, des carotides tranchées et autres joyeusetés, des corps coupés verticalement en deux, … L’affrontement final est absolument génial, avec ses combattants suspendus par une main à une corde, une épée dans l’autre, rappelant sous certains aspects celui de Il Etait une Fois en Chine avec les échelles, certes en moins maitrisé mais pourtant tout aussi jouissif, voir plus sous certains aspects, avec un nihilisme qu’on voyait souvent à cette époque dans ce genre de petite production. Lo Rei n’hésite pas à mettre les femmes à l’honneur dans son film, quitte à ce qu’elles en prennent autant plein la tronche sur les acteurs masculins. Certains disent que l’action taïwanaise, c’est comme l’action hongkongaise mais sous stéroïdes. Lorsqu’on voit The Revanchist et ce 21 Red List, on ne peut pas leur donner tort.
Le scénario très 80’s (alors que nous sommes en 1994) n’a finalement que peu d’importance, une énième histoire avec des méchants japonais (Hong Kong, Taïwan, même histoire), et n’est là que pour amener les scènes d’action qui sont assez nombreuses (surtout dans la 2ème moitié). On finit très rapidement par ne plus réellement le suivre et on attend impatiemment la baston ou le gunfight suivant. L’aspect politique du film n’est jamais développé et ne sert au final que de toile de fond et, quelque part, ce n’est pas plus mal car cela aurait amené de la lourdeur à un film qui ne mise clairement pas sur ça. La première partie est une comédie d’arts martiaux comme Hong Kong en a tant produit, avec de l’humour bon enfant, même si l’ensemble fait au final un peu artificiel en comparaison de la deuxième moitié du film beaucoup plus noire. Au final, 21 Red List aurait eu plus d’impact s’il avait eu la noirceur de son final tout du long. Le casting est bien plus à l’aise pour castagner que pour jouer la comédie mais, malgré tout, ils s’en sortent honorablement. Zhang Fengyi (Revanchist, The Assassin) est impeccable en méchant, tout comme le sous-estimé Lau Sek-Ming (Zen of Sword, Revanchist) qui livre ici une bonne prestation. Alexander Lo Rei tire également son épingle du jeu en gros dur un peu discret mais son personnage est malheureusement un peu trop en retrait. Une chose est sûre, c’est que ce film, tout comme The Revanchist, n’est pas sorti à la meilleure période. En 1994, le cinéma d’action façon wire-fu ne faisait plus réellement recette, le public local, en particulier hongkongais, s’étant lassé et, du coup, ces deux films sont malheureusement tombés dans l’oubli alors qu’on y trouve certaines des scènes d’action les plus folles qu’un amateur du genre pourra voir. A n’en pas douter, s’ils étaient sortis entre 1985 et 1993, ils auraient sans doute eu la reconnaissance qu’ils méritaient.
Complètement méconnu même des amateurs de ciné HK, 21 Red List est un actionner taïwanais aux scènes d’action souvent folles n’hésitant pas à flirter avec le wire-fu. Malgré une première moitié un peu en deçà, le spectacle est souvent assez jouissif.
Critique originale avec images et anecdotes : https://www.darksidereviews.com/film-21-red-list-de-chuang-yan-chien-1994/
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le 29 juin 2025
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