J'ai découvert cette suite en vidéo, il y a 20 ans, en Allemagne (!). Non pas que je doutais d'avoir manqué les subtilités du scénario à cause de la langue de Goethe, mais j'étais curieux de la revoir après tout ce temps, et tout ce qu'est devenue cette franchise ultra lucrative.
Car ici, comme dans le premier volet, pas de complot d'espionnage mondial, ni de voyages internationaux. Pas de Vin Diesel non plus (!). Celui-ci faisait déjà sa diva, et refusa un salaire mirobolant pour l'époque de 25 millions de dollars. Paul Walker revient, accompagné de Tyrese Gibson. Ils incarnent des infiltrés devant jouer les chauffeurs criminels pour coincer un baron de la drogue.
Quoi qu'on en pense, "2 Fast 2 Furious" a le mérite de ne pas tromper sur la marchandise. Dès les premières minutes, le ton est donné. La chanson m'as-tu-vu "Like a pimp", des bagnoles tout aussi fines, des bimbos en mini short qui roulent des fesses. Et des conducteurs crâneurs aux mains baladeuses qui n'ont pas inventé l'eau chaude.
Et ça va être comme ça une bonne partie du film, située dans des garages et des courses automobiles. Au milieu d'un scénario minimaliste, et d'acteurs peu convaincants. Tyrese Gibson est en particulier insupportable en gros dur à la langue bien pendue. Avec en prime un esthétique so 2000, qui accentue aujourd'hui la ringardise des personnages. Les néons flashy, les vêtements, le rap en guise de BO...
Je sauve quand même quelques cascades et courses automobiles faites à l'ancienne. Ce n'est pas aussi moche que le précédent, qui alignait des séquences très criardes. Il faut dire, le budget a doublé. Ni aussi numérisé que les successeurs.
Pas terrible quand même.