Comme je le disais Rob Zombie a montré ses limites: ses clowns, ses rednecks, sa gonzesse et ses effets clipesques ont eu raison de moi, je n'en plus plus ! Déjà oui !
Le film n'a aucun scénario , l'histoire sert de prétexte pour qu'il fourre ses clowns et ses rednecks vulgaires.
Si l'on excepte la scéne d'intro et d'outro , c'est juste une succession de scènes sans intérêt qui desservent une intrigue aux abonnés absent.
Alors oui Rob, ta gonzesse a un beau postérieur, mais si tu travaillais plus d'autres personnages comme c'était le cas dans tes deux premiers films alors on aurait doublement apprécié.
Et vas-y que tu nous ressert les ingrédients vus et revus du film de Hooper, les actions filmées à l'emporte pièce où on voit juste rien ! Sans parler de cette affreuse scène "épileptique". On voit encore moins ce qui se passe. Et puis le délire des clowns on a soupé aussi....
Et désolé si je l'aime bien mais Malcolm Mcdowell est carrément sous exploité, je n'ai ni compris le délire du costume ni le rôle du personnage. On le voit débiter des phrases/citations tout le film et salut la compagnie. Ok, il aurait mérité meilleur traitement.
Sheri Moon en fait des tonnes. Reste donc quelques points à sauver là dedans ?
Le point positif, si on peut dire, c'est bien la prestation de Richard Brake en Doomhead.
Un personnage hautement cruel, un clown sorti de l'enfer qui hantera les premières et dernières secondes du film. C'est d'ailleurs bien lui qui fait réhausser ma note à 5. Il est vraiment habité par le personnage, juste dans l'outrance souhaité.
D'ailleurs je tiens à souligner que c'est également dans les scènes où il joue que Rob revient à filmer de façon plus "calme" et arrête ses satanés effets clipesques désagréables.
Enfin on ne peut pas dire qu'on s'ennuie ferme , la tension est là, sans se mentir. Il a donc rempli à 50%les charges. Reste 50% de déception. On attend beaucoup plus mais je crains que le Monsieur a montré ses limites depuis le décevant Lords of Salem.
Dommage car le cinéma de genre a besoin de renouveau, d'originalité, de travail également (je trouve que depuis trop longtemps il y a un sérieux manque de travail quant à la construction scénaristique et sur la réalisation dans le cinéma d'horreur).
Reste à espérer, mais l'espoir reste mince...