Après un premier film qui avait su me divertir et que j'avais trouvé plutôt réussi, j'abordais cette suite avec une certaine bienveillance. Malheureusement, mes attentes ont très vite été douchées. Dès le premier acte, j'ai senti que 3 Jours Max trébuchait lourdement sur presque tous les aspects qui faisaient le charme de son prédécesseur. Là où l’original parvenait à équilibrer avec une certaine finesse l'humour, l'action et son intrigue, je me suis retrouvé ici englué dans un scénario terriblement confus et décousu. Il m'a été impossible de m'investir émotionnellement : les personnages m'ont semblé atrocement peu développés, manquant cruellement de cette profondeur nécessaire pour que je puisse m'attacher à leur nouvelle mésaventure.
Mon immersion a été définitivement brisée par la gestion catastrophique du rythme. J'ai eu la désagréable sensation de subir une narration constamment fragmentée. De nombreuses scènes traînent inutilement en longueur jusqu'à l'ennui, tandis que d'autres passages cruciaux m'ont paru expédiés à la hâte. Mais ma plus grande amertume vient incontestablement de l'écriture comique. Cet humour, qui constituait pourtant la véritable force motrice du premier volet, est ici majoritairement tombé à plat. J'ai trop souvent soupiré face à des ressorts comiques reposant sur des blagues usées jusqu'à la corde, flirtant parfois dangereusement avec le malaise.
Pour ne pas dresser un tableau entièrement noir et être totalement de mauvaise foi, je dois tout de même reconnaître quelques éléments qui m'ont évité le naufrage absolu. La bande-son tire intelligemment son épingle du jeu : j'ai trouvé qu'elle réussissait à souligner avec beaucoup d'efficacité les montées de tension. De plus, lorsque le film daigne s'énerver un peu, j'ai été surpris par quelques séquences d’action vraiment bien chorégraphiées. Elles insufflent une énergie vitale au métrage, mais s'avèrent hélas beaucoup trop rares pour réussir à sauver l'ensemble.
D'un point de vue purement esthétique, le constat reste lui aussi très terne. J'ai perçu la réalisation et la photographie comme étant désespérément banales, manquant d’une véritable inspiration ou de la moindre personnalité visuelle capable de flatter ma rétine.
En refermant cette page, je garde l'impression très amère d'un véritable gâchis. 3 Jours Max dilapide sans ménagement tout le potentiel sympathiquement installé par son aîné. C'est une suite tristement décevante, une œuvre sans substance qui finira très vite effacée de ma mémoire.