J'ai de la peine à noter les oeuvres. Je mets souvent 7. C'est une note un peu flottante, qui dit que j'ai pris un certain plaisir (des émotions, quelle qu'elles soient à part l'ennui), mais que je n'en sors pas nécessairement "grandi".
J'avais vu la version originale de 1957, qui m'avait plutôt tapé dans l'oeil, pour ce duel psychologique, cette lutte interne et externe du bien et du mal. Il semble que les américains, quand ils tiennent une bonne histoire, plutôt que de sortir une version restaurée du film, sortent un remake modernisé (je dis les américains, parce qu'il ne me semble pas que les français ou les japonais pratiquent tant que ça cette industrie de la flemme créative).
Et effectivement, le cerveau d'aujourd'hui s'y retrouve mieux avec ces codes cinématographiques contemporains, mais c'est un refus d'effort et c'est un peu dommage. Pour autant, le film n'est pas honteux. Il est plaisant, un peu plus direct, peut-être (violence et sexe moins suggérés qu'à l'époque du maccarthysme, par exemple), et les acteurs du duel, Bale et Crowe ne sont pas mauvais, loin s'en faut.
Et je n'ai pas le sentiment d'avoir complètement perdu ces deux heures, parce que le moment fut bon et parce que cela m'a permis d'écrire cette réflexion basique sur l'art du remake, mais en même temps, je connaissais déjà l'histoire, j'ai donc modérément "grandi".