R arement un film de SF aura été aussi brouillon et prétentieux. Pas besoin d'avoir un œil très averti pour voir les décors en carton et les costumes faits à l'arrache. Quand ce ne sont que des détails, c'est pas bien grave, mais là c'est vraiment trop.
Le jeu des acteurs est pas trop mauvais, Caity Lotz est toujours aussi belle et on ne peut s'empêcher de se souvenir de sa prestation dans The Pact qui, pour un direct to DVD, sortait pourtant vraiment du lot.
Le pitch de 400 Days était cool (mais c'est ça le problème, merde, le pitch était cool !), on nous tiens pas mal en haleine pendant la première demi-heure... Et là, c'est le drame. La cohérence se fait la malle, et tout le scénar avec. Peu importe toutes les théories qu'on pourra pondre sur l'histoire de ce film, il n'en reste pas moins qu'elle est tellement bordélique et mal amenée qu'on ne comprend strictement rien. Et je parle pas de ne rien comprendre à la Nolan, je parle de ne rien comprendre du tout, c'est à dire jusqu'à l'intérêt même du film.
Pour la prétention maintenant. Parce que là, c'est quand même grand. Outre le fait de vouloir faire un film de SF sérieux, ce qui déjà n'est pas donné à tout le monde, le réal nous prend le choux dés le départ, sans donner une seule réponse aux milliers de questions qu'il pose. Quand on est bon, en général, on laisse suffisamment de brouillard pour que le spectateur se demande un peu ce qu'il vient de voir, mais on donne quand même deux trois pistes pour piger quelque chose. Là, on comprend pas un broc de ce qu'il se passe. "Non mais c'est métaphorique, vous pouvez pas comprendre". Voilà ce que Matt Osterman serait capable de nous dire.
Voilà, pour moi ce sera tout. Foutraque, et prétentieux.