Quelques jours avant de célébrer leur 45e anniversaire de mariage, la vie de Geoff (Tom Courtenay) et Kate (Charlotte Rampling) est bouleversée par une nouvelle inattendue. Geoff apprend que le cadavre de son ancienne petite-amie disparue il y a 50 vient d'être découvert. Au fil des jours qui suivront cette nouvelle, Kate va alors réaliser à quel point Geoff était amoureux de cette femme, et la jalousie prendra le dessus dans le cœur de cette femme qui se sent trahie.
Personnellement je n'ai pas compris cette aigreur que ressent soudain Kate. Tout le monde à un passé, est-ce qu'on commence seulement à vivre après avoir fait la bonne rencontre. A l'inverse est-ce que tout s'arrête parce que l'être aimé est disparu? Non, Geoff a réussi à refaire sa vie. Je ne pense pas que l'amour qu'il éprouvait été feint. Ce film part donc d'une bonne idée, mais prise sous le mauvais angle.
D'autant qu'il y avait un point de vue beaucoup plus pertinent à adopter. Ces souvenirs qui rejaillissent soudain à la mémoire de Geoff le questionnent sur cet amour dont il ne doutait pas quelques jours auparavant. Comment aurait été le présent sans cet évènement dramatique? Ce trouble intérieur est évoqué à quelques trop rares moments. L'histoire se focalise sur le personnage de Kate, ce qui est une erreur selon moi. C'est Geoff qui a le vécu, c'est lui qui est le plus à même de nous transmettre ses émotions.
Tom Courtenay, un acteur que je ne connaissais pas, s'avère excellent, tout en retenu et en sincérité. Il aurait pu faire ce que j'attendais d'un tel personnage. J'ai lu beaucoup de bien sur la prestation de Charlotte Rampling, personnellement je la trouve aussi expressive qu'une poutre en bois, j'ai peut être raté quelque chose.
Pour finir, je trouve que l'atmosphère de cette Angleterre bucolique colle parfaitement au thème du film. Avec un rythme lent et poétique où l'on ne s'ennuie pas, contrairement à beaucoup d'autre film du genre. Et une fin en mode tout est bien qui fini bien car il faut laisser la rancoeur s'éloigner, comme le chante les Moody Blues dans la chanson du générique de fin : "I think you better go now"