"Dans l’océan, personne ne vous entendra crier, de toute façon on s’en fout !!"

Avis sur 47 Meters Down

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Il était une fois deux Américaines, Lisa et Kate, frangines et siamoises, deux têtes pour un cerveau qui s'ennuyaient fermes durant leur séjour au Mexique (c'est bien connu, quand on a vingt piges, on va au Mexique pour s’emmerder). Mais non en réalité, elles ne s’ennuient pas, que nenni, l'une d'entre elles, la formidable comédienne Mandy Moore («Permis de mariage») dont le jeu d'actrice frôle la catatonie, joue la délicieusement bécasse Lisa fraîchement congédiée par son boyfriend Stuart pour le motif suivant : la belle n'est pas assez extravertie, joyeuse et fêtarde (difficile avec une tension artérielle de bulot). Qu'à cela ne tienne, un jour, Lisa fera quelque chose qui plaira à Stuart (elle arrêtera le cinéma peut-être ?). En attendant, durant une soirée, les deux sœurs se font pécho par Speedy Gonzales ! A merde, je me goure de dvd. Ah voilà, j’ai retrouvé la bonne pile de films ; «les interdits aux plus de douze ans», il était entre «Zig & Sharko» et l’intégrale de «Bob l’éponge». Je l’insère dans le lecteur et hop ! Où en étions-nous ? A oui, les deux frangines se font pécho par deux jeunes Mexicains et cette rencontre accélèrera les événements à venir. En effet, tuyautées par la paire de desperados chauds du Pancho, les belles décident de faire leur premier baptême de requins (enfin Kate surtout, Lisa, elle, n'est pas très motivée, c'est vrai qu'elle est molle, on comprend pourquoi Stu l’a larguée !!). Quoi de mieux qu'une cage proposée à cet effet, pour le grand frisson. Plutôt que d'organiser cette descente via des professionnels agrées, nos deux naïades préfèreront l'embarcation, enfin le rafiot du capitaine Taylor (Mathew Moddine en mode préretraité), marin bucolique qui n’avait pas touché un bateau depuis «l’île aux pirates» en 1995. Enfin, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. Le capitaine Taylor est à la tête d’un équipage trié sur le volet composé de lui-même + un neuneu, stagiaire en alternance (un coup à bâbord, un coup à tribord), mais Taylor est surtout l’heureux propriétaire d’une cage d'occasion toute rouille dehors, comme ça si les requins ne les tuent pas, le tétanos fera son œuvre. Sans aucune expérience de plongée, les poumons gonflés au silicone, non à l’adrénaline, les filles sont enfermées dans la cage puis treuillées jusqu'à une profondeur de 5 mètres. La surface de l'eau tartinée au préalable de têtes de poiscailles et autres tripailles sanglantes, les squales ne tarderont pas à faire leur apparition, chic !!! (Ne crions pas victoire tout de suite !) Malheureusement, malgré une sécurité maximale garantie par le capitaine Taylor et son stagiaire, l'impensable va se produire (quoi le film va devenir sympa ? Non), le câble va céder et la prison d'acier va s'enfoncer inexorablement dans l'océan piégeant ainsi nos deux touristes, mais piégeant surtout le spectateur médusé par ce spectacle affligeant. Après quelques longues secondes interminables, la cage et le cinéma toucheront le fond en même temps.

P.S Une étoile pour la dantesque et magnifique scène sous-marine visible par la seule lueur d'une fusée éclairante rouge, et une nomination aux Oscars pour la lampe torche que l’une des deux bimbos nous braque en pleine face pendant une bonne partie du film, histoire de nous sortir de notre torpeur.

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