Un sans-faute... à l'exception de sa conclusion.

Une très bonne surprise que ce 5ème Set !


N’y connaissant absolument rien en tennis, je suis allé voir ce film pour son acteur principal, Alex Lutz, dont le second film – Guy – m’avait bluffé il y a trois ans (me faisant par là même regretter d’avoir snobé son premier). Emacié et possédé, l’acteur est une fois de plus impeccable ici et porte sans surprise le film sur ses épaules endolories. Il est au passage très bien accompagné par le reste de la distribution… tous très justes, y compris l’inconnu au bataillon Jürgen Briand, qui joue son jeune rival. Je trouvais d’ailleurs ce dernier plus vrai que nature et j’aurais été prêt à parier qu’il s’agissait en réalité d’un authentique joueur de tennis : après vérification, c’est bien le cas !


Et c’est vrai que le film transpire l’authenticité, autant dans ses scènes de matchs – par ailleurs d’une tension redoutable – que dans certains détails tout cons, comme les jambes pleines de terre accrochée aux poils du personnage à l’issue des matchs. Encore une fois, je n’y connais rien en tennis (en ai-je seulement regardé un seul match de ma vie ? même pas sûr) mais c’est le genre de détails qui me font y croire. Et puisque le film a par ailleurs le bon goût de rester complètement accessible aux néophytes de ce sport, en plus d’être très correctement troussé, il s’avère vraiment très plaisant à suivre. Je ne comprenais rien au comptage des scores lors des matchs, mais qu’importe : l’immersion était là !


Mon seul regret portera hélas sur la fin du film… qui réalisait jusque-là un sans-faute en ce qui me concerne.


Mais purée, ce devrait être interdit de boucler son film ainsi. Après quinze minutes captivantes de match, finir sur une telle incertitude est vraiment trop frustrant. Ceci d’autant plus que n’importe quelle issue m’aurait satisfait (avec une nette préférence tout de même pour une défaite du héros – qui venait d’exorciser son traumatisme – histoire de finir sur une note romantico-mélancolique). Alors vraiment, en rester là tient du gâchis plus qu’autre chose. Dommage, trois fois dommage.


Mais bon. Ça ne gâche pas les deux heures captivantes qui ont précédé. Mais disons que ça prive le film d’une conclusion touchante – ou du moins satisfaisante. Tant pis.


Ce 5ème Set reste en tout cas un premier film (solo) prometteur pour Quentin Reynaud. Que j’invite simplement à ne plus nous servir une fin aussi frustrante la prochaine fois…

ServalReturns
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le 17 juin 2021

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