72 heures
4.3
72 heures

Film de Tim Story (2026)

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Le film s'ouvre sur une dynamique très moderne et parlante : la création d'un groupe WhatsApp entre vieux amis. Ce simple geste numérique lance l'organisation d'un week-end d'intégration ou d'un enterrement de vie de garçon, réunissant une bande d'amis de longue date prêts à renouer avec leur complicité passée. C'est à travers les notifications, les échanges de messages et l'excitation déplacée de réitérer les fêtes d'autrefois que le décor est posé, propulsant immédiatement les personnages dans une spirale d'excès qu'ils ne maîtrisent plus.


C'est un film drôle mais pourtant profond. Il est très facile de se sentir dépassé par le temps, sans même s'en rendre compte ! À 25 ans, on se sent déjà en décalage avec les adolescents ; à plus de 30 ans, on l'est avec les jeunes de la vingtaine, et ainsi de suite... Il faut reconnaître que c'est une vraie difficulté. Mais est-ce qu'accepter de vieillir veut dire ne plus s'amuser ou ne plus être à la page ? C'est de ce sujet que traite le film, bien que la drogue passe au premier plan — non pas sous l'angle du narcotrafic, mais pour ce qu'elle procure comme sentiment : la toute-puissance.

C'est avec tristesse que l'on constate que la consommation de substance est rendue drôle et festive dans ce film. Lorsque le personnage joué par Kevin Hart prend cette substance, il se sent invincible et retrouve une forme de jeunesse sans limites. Bien que cela soit particulièrement affligeant, il reste malheureusement réel que certaines personnes d'un certain âge décident de consommer ce genre de « bêtises » afin de tenir le coup face aux années qui passent.


Entre l'envie de construire une vraie histoire d'amour ou celle de bâtir un empire professionnel, on peut aussi se demander s'il faut choisir. Mais lorsque aucun choix n'est fait, on se retrouve perdu. On comprend alors que cela peut arriver à tout âge, mais que le mot de la fin reste de l'accepter et de se retrouver auprès des gens qu'on aime.


C'est donc assez dommage que la vie des autres acteurs ne soit pas plus mise en avant et reste simplement superficielle, uniquement là pour laisser M. Hart prendre toute la possession de l'écran. Pour faire simple, c'est un Very Bad Trip de bas étage, mais avec un sens de la famille très développé. Et la fin du film laisse bien entendre qu'un nouvel enterrement de vie de garçon pourrait très vite prendre place...

La-Rosalye
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le 29 juil. 2026

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