Joe (Kevin Hart) est responsable marketing pour une grande marque. Jusqu’ici, le succès lui a souri, mais à l’approche de la quarantaine, il se heurte à un problème de taille : ses campagnes ne parviennent plus à séduire le public que son entreprise cherche désormais à conquérir, les jeunes. Profitant d’un heureux hasard, il saisit l’occasion de se rendre à un enterrement de vie de garçon réunissant quatre vingtenaires à Miami. Joe entrevoit une occasion inespérée de comprendre les codes de cette génération, de prouver qu’il est encore dans le coup et, surtout, de conserver son emploi.
Lorsqu’on évoque Kevin Hart, il est difficile de citer spontanément un film qui aurait durablement marqué l’histoire de la comédie américaine. Pourtant, l’acteur et humoriste fait probablement partie des têtes les plus connues des productions mainstream. Comme quoi, succès commercial et qualité artistique entretiennent parfois des rapports pour le moins distants.
Ne tournons pas autour du pot : 72 Heures est (encore) un mauvais film. Lourdingue, caricaturale et saturée d’un sentiment de déjà-vu, cette comédie semble incarner à elle seule certaines dérives de l’économie du streaming – Netflix en tête -, à savoir produire à un rythme soutenu pour alimenter en permanence le catalogue et retenir des abonnés toujours plus sollicités financièrement. Le problème n’est donc pas tant que le film soit mauvais (on commence à en avoir l’habitude), il réside plutôt dans ce qu’il choisit de raconter et surtout dans la manière dont il aborde son sujet central : le choc intergénérationnel...
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