"Guêpe ready" pour une suite "fourmidable" !!!

Avis sur Ant-Man et la Guêpe

Avatar L_Otaku_Sensei
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  • Dans un pays de tous les temps, vit la plus belle des abeilles, que l’on ait vu depuis longtemps, s’envoler à travers le ciel….cette petite abeille porte le nom de Ma… « PAUSE » ! *

  • « Nan mais ‘Taku qu’est-ce que tu fous là, c’est Ant Man and the Wasp que t’es sensé critiquer, pas Maya l’abeille 2 : les jeux du miel, faut qu’t’arrête de sniffer du pollen toi ! »

  • « Oups la gaffe ^^, on va rectifier tout ça ^^ »

Bon, alors on va passer de l’abeille à la fourmi ! 519 millions de dollars rapportés au box-office pour un budget « modeste » de 130 millions en 2015, même si ce n’était pas le genre de score que le bulldozer Marvel nous avait habitué (il s’agissait du plus faible score depuis celui de « Thor » en 2011), « Ant Man » fut quand même un succès et à ce titre, comme tout film solo à succès, Kevin Feige n’attendit pas longtemps avant d’officialiser la mise en chantier d’une suite et son insertion dans la Phase III. Et voilà que l’on nous présente un schéma similaire à celui de 2015 ou « Ant Man » faisait office de dessert après le plat de résistance « L’Ere d’Ultron ». Dorénavant nous avons non pas 2 mais 3 Marvels par ans et, après un apéro Africain déjà très copieux avec « Black Panther » de Ryan Coogler en Février dernier, le festin cosmiquement divin « Infinity War » des frères Russo, voilà qu’ « Ant Man 2 » vient compléter le repas en guise de dessert. Et alors que l’on pensait ne plus avoir de place pour un petit complément sucré voilà que ce deuxième volet des aventures du mini super héros fourmi vient adoucir agréablement notre digestion de blockbusters…tout en ayant un surprenant piquant en plus !!
Le rouleau compresseur Marvel continu de tout butiner sur son passage après les cartons planétaires de « Black Panthère » (1 346 000 000 de $) et « Infinity War » qui a carrément finit dans le top 4 mondial (2 043 000 000 de $). « Ant Man et la Guêpe », « Ant Man and the Wasp » de son titre original, 20ème film du MCU et 8ème film de la Phase III, toujours réalisé par Peyton Reed à qui l’on doit le premier volet ainsi que la comédie « Yes Man » avec Jim Carrey et Bradley Cooper en 2009, nous entraîne dans la suite des aventures de Scott Lang alias Ant Man, après les événements de « Captaine América : Civil War » (2016), quelques temps avant le début de l’affrontement entre les Avengers et Thanos.

Concilié chez lui et hautement surveillé à distance par les autorités après le violent combat entre les Avengers en Allemagne deux ans auparavant, Scott Lang tente de tout faire pour être un père attentionné pour sa petite Cassie et mener à bien son entreprise avec Luis, mais les forces de l’ordre imperturbables font pression sur lui. Alors que son mandat d’assignation à domicile doit prendre fin dans 3 jours pendant lesquels Scott doit se tenir à carreaux faute de ne jamais retrouver sa liberté, Hope Van Dyne et son père le Dr Hank Pym réapparaissent. En effet, ces derniers semblent avoir réussi pendant ce temps à mettre au point un portail quantique vers le monde subatomique, dans le but de retrouver Janet Van Dyne, la mère de Hope disparue il y a 30 ans dans l’univers infiniment petit après avoir donné sa vie pour arrêter un missile nucléaire. Selon eux, Scott serait la clé de leur mission, ayant réussi à aller dans l’univers subatomique et à revenir, un Scott qui justement se trouve au même moment sujet à d’étranges rêves dans lesquels il auraient vu Janet. De nombreux mystères subsistent et poussent Lang à renfiler le costume d’Ant Man et à se battre aux côtés de Hope, dans le costume de la Guêpe. Mais le portail quantique du Dr Pym semble être l’objet de bien des convoitises, aussi bien le FBI que le mystérieux et impitoyable « Ghost », capable de traverser toutes les matières et bien décidé à s’emparer de la machine… .
Mais pour quelles obscures raisons le fantôme tient-il à mettre des bâtons dans les roues d’Ant Man et de la Guêpe ? Scott et Hope arriveront-ils à retrouver Janet dans la dimension subatomique ? Mais Janet est-elle seulement en vie ??

Voilà pour le pitch global.

Verdict : Waouw ! Eh bien ça pour une surprise, c’est une sacrée surprise !! « Ant Man & la Guêpe » est encore bien meilleur qu’attendu ! Le premier « Ant Man » en 2015 était globalement très bon même si paradoxalement peu mémorable en même temps, mais alors celui-là il vaut carrément le détour ! Avec « Ant Man and the Wasp », armé d’un budget plus conséquent de 160 millions de $, P.Reed signe un retour en très grande pompe derrière la caméra pour nous offrir une suite « fourmidable » (^^), surexcitée, survitaminée, avec laquelle le réalisateur ne se donne plus aucune règle et se laisse aller dans un délire chaotique complètement maîtrisé ! « Ant Man 2 » est un véritable délire, doux, piquant et pétillant à la fois, un soda au miel qui fourmille de bonnes trouvailles avec un scénario beaucoup plus travaillé, pertinent, beaucoup plus intéressant qu’il n’y laissait paraître et qui continu d’exploiter merveilleusement bien les thématiques scientifiques microcosme/macrocosme, l’infiniment petit. On est surpris de voir une histoire avec autant de fond, on s’attendait-là plutôt à un Marvel dans les canons tout ce qu’il y a de plus standards et facile, quoi de plus normal après le titanesque travail de mise en scène sur « Infinity War »…mais c’est bien mal connaître Marvel ! Même sur ce qui s’apparentait être un opus mineur dans la filmographie du MCU, le réalisateur nous prend de cours en se montrant très impliqué, en nous prenant au dépourvu car a aucun moment la bande annonce d’ « Ant Man 2 » ne lassait présager ce qui allait être l’enjeu phare de l’intrigue,

(la recherche de Janet, la femme de Hank dont on découvre qu’elle est encore en vie, perdue dans l’univers subatomique)

La surprise n’en est que plus délicieuse et délectable ! Ce deuxième volet de « Ant Man » utilise parfaitement bien les thématiques et les bases scientifiques posées dans le premier volet trois années auparavant pour nous proposer une suite permettant d’explorer d’avantage les possibilités de l’univers scientifique. Tout ça sur un rythme mené à tambour battant pendant 1h58, au cours desquels Peyton, tel un enfant de 8 ans jouant avec ses figurines, multiplie les péripéties les plus improbables, débile mais tellement débile que ça en devient génial. Ainsi le réalisateur se lâche et n’hésite pas à y aller à fond, à aller au bout de son délire en jouant sur le pouvoir de changement de taille des personnages et des objets comme

le coup d’agrandir une salière dans la séquence de l’affrontement de Hope/la Guêpe contre les hommes de mains de Sonny Burch dans les cuisines de l’hôtel, le coup de l’immeuble rétrécissable/transportable comme une valise à roulettes ou encore le coup de l’agrandissement des voitures Hot Weels et d’une figurine Pez Hello Kitty XD…

on citera Les Fiches du Cinéma qui ont bien résumé pertinemment ce qu’était « Ant Man et la Guêpe » globalement, à savoir un « Coffre à jouet géant ». Oui, « Ant Man 2 » c’est complètement ça, un gamin qui joue avec ses figurines et ses petites voitures Hot Weels, comme le suggère explicitement

le générique de fin mettant en scène des moments du film remit en scène avec des figurines à l’effigie des acteurs,

à tel point qu’on finit par se demander si on est pas devant « Toy Story » ou « La Grande Aventure Lego », saupoudré d’un brin de « Chéri, j’ai rétréci les gosses » de Joe Johnston (1989).
Sur ce coup, en parfait alchimiste, équilibriste, Peyton Reed arrive à magner à la perfection deux registres, Action et Comédie, deux genres, deux pôles, deux atomes pourtant pas facilement compatibles et que le réalisateur parvient à faire cohabiter en harmonisant l’aspect dualité que les deux pouvait entretenir. Du coup non seulement « Ant Man et la Guêpe » nous offre de grandes séquences d’actions « Fast and Furious » comme la trépidante

course poursuite en voiture finale entre l’équipe de Scott, le FBI de Burch et Ava/ « Ghost »

mais il nous file en plus des barres de rire non stop ! C’est simple, dans la salle, tout le monde (moi y compris) était mort de rire, tout le monde rigolait à gorge déployée, éclatait de rire toutes les 5 minutes.
Les personnages sont encore excellents, Paul Rudd et Evangeline Lilly en tête, qui forme un duo tenace ! Si la plupart sont d’excellents sidekicks fonctionnels comme Michael Pena dans le rôle de Luis

(le coup du sérum de vérité m’a tué JPP !).

même si la logique du divertissement répond à un calibrage fonctionnel pour un cinéma d’intrigue, la psychologie des personnages n’en reste absolument pas délaissée et occupe même plus de place qu’à la normal dans ce genre de film pop-corn CGI grand spectacle. Il faut croire que c’est le thème en vogue puisque « Ant Man and the Wasp » à l’instar de son rival en animation du moment « Les Indestructibles 2 » de chez Pixar, aborde lui aussi le thème de la famille et de son importance. Beaucoup moins touchant et pas assez creusé pour être pleinement une source d’émotion, dans le dernier Marvel, le message tourne autour des responsabilités vis-à-vis de la famille. Ce qui est bien c’est que la thématique englobe la psychologie de tous les personnages, aussi bien chez Scott Lang envers Cassie que Hank et Hope envers Janet, et même dans le background de

Ava. Personne ne semble rebondir là-dessus pourtant c’est pour moi bel et bien une des plus grandes qualités de cette suite d’Ant Man à savoir…de ne pas avoir véritablement d’antagoniste. Nan parce que pour moi, « Ghost » n’a rien d’un vrai méchant Marvel. Oui, il n’y a PAS d’antagoniste dans « Ant Man et la Guêpe », en aucun cas Ava Starr ne veut conquérir le monde. Primo ce qui est bien, c’est que pour la deuxième fois dans le MCU, l’antagoniste (avec des guillemets ici ^^) est une femme, après Hela dans « Thor Ragnarok » mais deuxio, et c’est une première je crois, on nous présente un antagoniste, non pas comme un bourreau mais…comme une victime ! Car ici, Ava souffre de ses pouvoirs de traverser la matière car ces derniers l’isole du contact physique et dévorent sa vie à petit feu. Le personnage n’est ni animé de désir de conquête ni de vengeance mais d’intérêt personnel pour sauver sa vie. Là encore le thème de la famille rentre en vigueur dans son lien avec Bill, le collègue de son père qui est comme un père pour elle.

Pas aussi marquant qu’ont pu l’être Hela, Killmonger ou Ego, Ghost a tout de même le mérite d’abolir tout caractère manichéen qu’on a pu trouver dans les Marvel, et d’attester encore une fois d’un progrès du MCU, cherchant à abandonner la facilité au profil d’antagonistes complexes et torturés psychologiquement.
Bon, je pense en avoir assez dit, en conclusion, « Ant Man and the Wasp » est un vrai coup de cœur pour moi et une immense surprise qui m’a fait très plaisir. Même après la supernova « Infinity War », le MCU ne se repose pas su ses lauriers et continu de paufiner toujours plus encore son univers ! Avec ce deuxième « Ant Man », Peyton Reed nous offre une alchimie parfaite entre action grandiose et comédie ravageuse pour une suite surpassant complètement le premier volet ! Après les deux chefs d’œuvres qu’ont été « Black Panther » et « Infinity War », Marvel nous offre la cerise sur le gâteau : une suite excellente ! Un sans faute pour le MCU qui clôt de la meilleure manière qui soit son dixième anniversaire en 2018, prochaine étape, dernière escale avec l’origine story « Captaine Marvel » le 6 Mars 2019 avant l’ultime conclusion épique de l’affrontement contre Thanos dans « Avengers 4 » le 24 Avril 2019, la fin de la Phase III, la fin d’un chapitre à ne surtout pas manquer !! D’ici là, faisons attention encore une fois de ne pas écraser les fourmis et de ne pas faire de mal aux guêpes :D

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