La femme de ma vie

Avis sur Asako I&II

Avatar John May
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La sélection d'«Asako 1 & 2» en compétition était une divine surprise pour les amoureux du cinéma japonais. Même si le magnifique «Senses» («Happy hour» pour son titre international) avait été primé au Festival de Locarno, le cinéma doux et délicat de Ryūsuke Hamaguchi paraissait loin des tours de force radicaux à gros sujet qu'affectionne le Festival de Cannes. Dès la scène d'ouverte et le coup de foudre (ou plutôt le feu d'artifices) entre la douce Asako et le beau Baku, le réalisateur japonais nous fait battre le cœur et aimer ses personnages à la folie.

La première heure nous a rappelé combien «Your Name» touchait du doigt un hyper-romantisme que l'on n'ose plus dans le cinéma français et que cela faisait un bien fou d'assister à la naissance d'un premier amour sur grand écran. Alors, oui il faut accepter certains rebondissements qui peuvent apparaître forcés aux yeux occidentaux. Le comportement d'Asako obéit à une logique qui nous échappe, à une forme de soumission au destin digne d'un Shojo Manga. Comme bon nombre de Japonaises la jeune femme est enfermée dans des stéréotypes sentimentaux et croit que son premier amour est éternel, Mais, comme le dit son amie, Asako est une jeune femme déterminée. et c'est cette émancipation sociale que met en scène Ryūsuke Hamaguchi, avec un rare sens du cadre et une maîtrise des ellipses qui était déjà à l'oeuvre dans "Senses".

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