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Astérix aux Jeux olympiques par DJKweezes

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our résumer, on donne aux réalisateurs (Thomas Langmann et Frédéric Forestier) un budget énorme (78 millions d'€), un casting exceptionnel (que je détaillerais plus bas), des décors magnifiques (Forêt de Fontainebleau pour le village, Alicante (Espagne) pour le reste, et ils arrivent à faire un film moyen (pour ne pas dire de merde).

Bercé par ma passion pour les Astérix, et par l'acharnement médiatique (disons le clairement), j'avais prévu d'aller voir ce film au ciné. Une amie m'a invité, je suis donc allé le voir cet après midi. Je n'avais, volontairement, lu aucune critique, vu aucun teaser, même pas consulté le casting (premier truc que je regarde) afin de m' « offrir » pleinement au film. Bien que je savais que ce film s'était fait magnifiquement démonter par la presse.

Au début, le film part bien. Une belle histoire d'amour entre le gaulois Alafolix et la princesse Grecque Irina, un challenge entre Gaule et Rome (le défi du mari), quelques gags (mais tout de même pas excellent) comme la chute de Brutus, le ridicule de son « Besoin de rien envie de toi », ou même le légionnaire romain qui va « commander » les rires de ses camarades. Avec le traditionnel mec qui va continuer de pouffer tout seul comme un con (Déjà vu dans Astérix Mission Cléopâtre avec l'égyptien et son « pas content ! pas content ! », et dans tant d'autres films). Tellement vu d'ailleurs que ce dernier gag me semble « de trop ». Ensuite, on se laisse vite bercer par la finesse et la beauté des décors du village gaulois et de sa forêt. On retrouve des effets spéciaux typique de la BD qui m'ont énormément plu (sangliers qui volent, sandales romaines qui se dénoue et s'étire sous le coup d'Obélix). Mais tout de suite on est choqué. C'est pas le même Astérix. Pas Christian Clavier. Ce détail va me choquer, et honnêtement me saouler tout le long du film. Il n'y a pas non plus le même contact entre le « nouvel » Astérix et son compère Obélix (Gérard Depardieu).

Tout le long du film, ce qui m'a le plus marqué je pense, c'est l'extraordinaire platitude du film. Les acteurs sont géniaux, et les décors magnifique. Mais l'histoire ... C'est autre chose.
Je m'attendais (enfin je rêvais) à une ambiance comme pour Astérix mission Cléopâtre (qui avait été bien portée par Jamel Debouze en Numérobis), mais rien du tout. Même Astérix contre César était plus intéressant de ce point de vue. Peut-être est-ce le manque d'Alain Chabat (réalisateur du second opus en Égypte), mais les réalisateurs auraient pu faire un meilleur boulot.

Un des reproches que je ferais et la multitude des gags. Trop de petits gags nuls ne valent pas mieux que quelques gags hilarant. De même, l'acharnement de Brutus pour tuer son père est trop lourd. Enfin, chaque acteurs viens faire son sketch et repart (on trouvera Alexandre Astier avec le même style que dans Kaamelott, ou Jean Todd (de Ferrari) qui remplit le même rôle dans le film que dans son écurie, etc ...).
La fin du film est bien. Sans plus, par ce que l' « avalanche » de stars est trop forte. Je pense que 50 % du budget du film est concentré dans le dernier quart d'heure. Il n'empêche que le débarquement de Jamel Debouze m'a beaucoup surprit et m'a fait grand plaisir.

Voici le casting complet.
Chez les gaulois :
Astérix : Clovis Cornillac ; Obélix : Gérard Depardieu ; Alafolix : Stéphane Rousseau ; Assurancetourix : Franck Dubosc ; Panoramix : Jean-Pierre Cassel ; Agecanonix : Sim ; Madame Agecanonix : Adriana Karembeu, Lalannix : Francis Lalanne.
Chez les romains :
Jules César : Alain Delon ; Brutus : Benoît Poelvoorde ; Cornedurus : Jérôme Le Banner ; Couverdepus : José Garcia ; Malosinus : Alexandre Astier ; Pasunmotdeplus : Michael Herbig ; Docteurmabus : Santiago Segura ; Humungus : Nathan Jones ; Un centurion (ex-Caïus Bonus) : Jean-Pierre Castaldi.
Chez les grecs :
Princesse Irina : Vanessa Hessler ; Juge Omega : Elie Semoun ; Juge Alpha : Luca Bizzarri ; Juge Beta : Paolo Kessisoglu.
Les « autres » :
Numérobis : Jamel Debbouze ; Numérodix : Zinedine Zidane ; Schumix : Michael Schumacher ; Tonus Parker : Tony Parker ; Amélix : Amélie Mauresmo.
Le narrateur : Pierre Tchernia.

Quelques détails que j'ai remarquer et qui m'ont plu : Le char de Schumix (typiquement Ferrari, avec un arrêt aux stands hilarant), la statue après le passage d'Astérix et d'Obélix, l'éloge de César (un peu façon Chuck Norris Facts), les plans d'action à la Alexandre Astier (toujours incompris), l'éternelle tentative de drague de Jamel Debouze sur Adriana Karembeu, ...
Quelques détails qui m'ont fait chier : Le coup de la langue bleue, de bouffer les scarabées, les passages avec les « savants fou », les tentatives de meurtres de Brutus (trop nombreuses), la dernière scène de la galère romaine, dont on aurait largement pu se passer, ...

Par contre, petit coup de gueule mais je trouve le cadre « Avec l'exceptionnelle participation d'Alain Delon ... » trop abusé. Ce mec, faut qu'il se calme.

Pour finir, quelques chiffres : avec un budget de 78 millions d'euros, ce film ne fait pas mieux que Astérix contre César et Astérix mission Cléopâtre (41 et 49 millions d'euros). Ces deux précédent films ont fait chacun 9 et 15 millions d'entrées au ciné. La course de char a mobilisés 150 personnes pour construire la piste de 265 mètres, et 8 semaine de dressage d'une soixantaine de chevaux. 300 perruques ont été nécessaires pour l'accompagnement du millier de costumes différents (dont 10 robes uniquement pour la princesse). Ce film, vendu dans une soixantaine de pays différents, a en outre bénéficié d'un budget marketing record de 20 millions d'euros.

Ma conclusion sera « Un bon film à voir chez soi quand il n'y a rien à la télé ».

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