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Avis sur Astérix aux Jeux olympiques

Avatar Eowyn Cwper
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Astérix: Mission Cléopâtre ne serait jamais égalé : une certitude qui aurait pu refroidir l’intérêt pour de nouveaux grands projets avec Astérix au cinéma. Alors le cinéma français a fait ce qu’il a appris à faire de mieux avec le temps : trop.

Trop d’effets spéciaux, trop de sottises pour un résultat dont on laisse le spectateur responsable de ce qu’il retire. Mais le “trop” n’est pas forcément un mal : en l’occurrence, c’est ce qui donne à ce film un côté beaucoup plus BD qu’aux autres adaptations, ce qui est normal vu que les VFX sont comme du dessin sur la pellicule.

Attrayant pour les jeunes spectateurs & fourmillant de clins d’œil adressés aux plus grands, l’opus aurait surtout gagné à se montrer plus intelligent, ce qu’il avait la marge de faire & dont les créatifs derrière le projet auraient été largement capables. Je n’aurais pas été contre un alignement de tout le film sur Alain Delon, légendaire en Jules César, dont le charisme & les références n’entachent pas du tout l’insouciance générale.

Le reste est tout en dispersion contrôlée. C’est en fait un merveilleux fourre-tout de la culture populaire qui s’intéresse très peu directement à Astérix & Obélix, ce qui dérangerait le fan si on ne pouvait aussi compter sur un grand culte de l’acteur – car si le Delon magnifié au premier degré est le plus grand, il est loin d’être le seul : Poelvoorde, Dubosc, Garcia, Semoun, Astier, tous tiennent un rôle qu’ils se sont à moitié improvisé pour leur propre plaisir – le nôtre émanant conséquemment du fait qu’on les connaît si bien.

En fait, pour se différencier de Mission Cléopâtre, la version olympique des aventures du petit Gaulois n’a pas cherché à intégrer la pop culture par elle-même : elle en a fait un agrégat rigolo pour le relater & non le rejoindre, trop dense & sans doute bien peu artistique, mais qui mise avec brio à la fois sur nos instincts d’enfant & sur ce qui nous sera familier. Un concours de culture générale plus qu’un film, peut-être, mais il me parle aujourd’hui presque autant qu’il y a dix ans.

Quantième Art

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