J'aurais bien aimé que Messala gagne.

Avis sur Ben-Hur

Avatar CarlitaDwarf
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Si j'ai réussi à choper le coche pour ne pas avoir à raquer pour voir Suicide Squad, la grande déception de l'été sur laquelle je pleure encore avant de m'endormir, par un mauvais coup du sort je l'ai loupé pour celui là...
Bon, cela dit ce Ben-Hur new school n'est franchement pas aussi pété que film précédemment nommé, il se suit facilement, j'avais pas non plus la grosse envie de m'enfuir ou de dormir pendant la séance... Mais j'en attendais plus, tout simplement.

Parce que clairement le film a des bons côtés, des acteurs qui font le job, un côté esthétique plutôt sympathique à regarder, un bon rythme, mais là où ça coince vraiment c'est au niveau relations/psychologie des personnages (et peut-être aussi (un petit peu hein) sur le plan costumes).

On centre le film sur la relation de Ben-Hur et Messala, ici frères adoptifs dont les liens vont être détruits à la suite d'une fausse accusation à l'encontre de Ben-Hur qui le mènera à l'esclavage.

Sur le papier on se dit que ça pourrait faire un truc super si les choses étaient amenées correctement, avec un peu de subtilité et pas avec de gros sabots comme c'est fait dans le film.

Je veux dire, on nous plonge directement dans le pathos de l'amitié et de la fraternité indestructible avec une scène où Ben-Hur tombe de cheval et se blesse fortement, là où Messala aurait très bien pu garder son cheval et poser dessus son cul et le corps de son frère pour revenir chez lui, celui-ci va le porter sur ses épaules jusqu'à la maison (parce qu'il est fort et courageux, eh oui) pour en plus se faire engueuler (histoire de donner un petit prétexte pour le faire se barrer de cette baraque où on ne le laisserait pas épouser sa bien aimée Tirzah, soeur de Ben-Hur... Donc oui il considère ce dernier comme son frère mais elle non c'est bon, merci, elle est pas moche on va pas gâcher.).

Bref c'est là qu'on doit se dire, "Une si belle relation anéantie, quelle tristesse!". On se le dit encore plus quand vient le moment de l'accusation du crime que Ben-Hur n'a pas commis, parce qu'il aurait juste fallu qu'il soit moins con et qu'il évite de laisser sans surveillance le vrai coupable pour que rien n'arrive, mais bon il n'y aurait pas eu de film...

Ben-Hur devient donc esclave et cultive sa haine et son envie de vengeance envers Messala (et ce pendant 5 ans, retenons ça) jusqu'au naufrage du bateau où il se trouve et donc de sa libération.
Il rencontre ainsi Bob Freeman qui va gentiment lui apprendre que pleurnicher c'est pour les gamines et qu'il y a pire qu'être esclave, et qu'il n'y a pas que lui qui n'aime pas les romains et que bon, il va l'aider à se venger quand même en le faisant concourir pour les courses de chars où là c'est bon il pourra enfin tuer Messala le bad guy.

C'est donc ainsi que nos deux petits se retrouvent, Messala avec des chevaux noirs et Ben-Hur avec des chevaux blancs bien-sûr, toujours dans le subtil c'est beau.
La scène de la course de chars est par ailleurs plutôt réussie, assez prenante.

Ben-Hur gagne, Messala est humilié (mais pas mort) et tout le monde est heureux. Jusqu'au moment où Jésus est crucifié, boom, Ben-Hur qui jusque là n'en avait rien à carrer se dit que la haine et la vengeance c'est nul et que Messala il l'aimait tout de même bien avant, mais alors que faire? Eh bien Ben-Hur lui rend visite sur le petit brancard placé dans un couloir où celui-ci est un peu ronchon parce qu'il a perdu une jambe tout de même, et qu'il l'aimait bien; afin de s'excuser (cela se passe donc un jour après), comme de bien entendu c'est avec les yeux embués que les deux hommes se tombent dans les bras, à peu près une demi seconde après que Messala ait menacé Ben-Hur d'un couteau...

Mouais.

Ajoutons aussi que la mère et la soeur de Ben-Hur qui n'étaient pas mortes mais qui avaient la lèpre ont été guéries au moment de la mort de Jésus, c'est ainsi qu'ils peuvent tous les quatre vivre heureux ensembles et faire de grands sourires.

Rajoutons encore aussi que les romains portaient des pantalons, les femmes aussi parfois, que les soldats portaient tranquillement la barbe pour faire plus viril, que les sous-fifres étaient en droit de faire des remontrances en public à leur supérieur et que les génériques sur fond de musique pop sont très à la mode visiblement.

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