"Beh moi j'vais en reprendre !"

Avis sur Calmos

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Années 70, décennie phare en terme de libération des mœurs (contraception, IVG...), Blier décide de signer un film volontairement rétrograde, macho et désespérément rural.

Marielle et Rochefort symbolisent "l'Homme malade" de cette nouvelle décennie: étouffés par les femmes et leur appétit sexuel, ils quittent la Ville pour se ressourcer en rase campagne, approvisionnés par un curé tout acquis à leur cause (Blier père, cette fois). Rapidement rejoint par des milliers de congénères, une véritable "Chasse à l'homme" s'engage alors que les femmes s'organisent en milice.

Sous ce scènario WTF se cache une dizaine de répliques cultes. Si la deuxième partie du film s'avère peu rythmée, et très (trop) ambitieuse par rapport au budget du film, la première demi heure, elle, est jouissive. Ponctuée de sketchs à la fois mysos et franchouillards (sisi, ça peut être drôle), elle est exclusivement consacrée aux deux protagonistes tentant de s 'organiser une vie autour de deux thématiques majeures, la victuaille et le sommeil, "histoire de s'retaper". Au delà de ses dialogues "léchés", le film vaut beaucoup par la complémentarité de Rochefort et Marielle, parfait en gynéco désabusé, et par des seconds rôles aux monologues savoureux (Piéplu, Blier et la "Charlotte",Fossey).

"Aaaaaaah l'admirable cholestérol qu'on va se payer". Même si Calmos est considéré par son propre réalisateur comme "la plus grosse connerie de sa vie" du fait du manque de moyens, engendrant une fin bancale et une réception critique délicate (restons correct), le film demeure culte à bien des égards et offre à Marielle, l'un de ses tous meilleurs rôles.

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